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Rencontre avec Raja Amari sur son nouveau long-métrage ‘Daouaha’ Version imprimable Suggérer par mail
http://images.commeaucinema.com/galerie/166673_c66165b4f547d3f01dc064ddea8ccdfc.jpg" Mon film s’éloigne du social strictement parlant "

Par Hanène Zbiss          

Le dernier film de Raja Amari 'Daouaha' ou 'Secrets', actuellement en salles de cinéma à Tunis, à El Manar et à La Marsa, intrigue par son atmosphère noire, son style intimiste et son ton à la fois tragique et poétique.

La réalisatrice signe ici une œuvre qu’elle a voulu un voyage psychologique dans le monde intérieur de trois femmes recluses dans un château délabré, enfermées avec un secret de famille qui compromet leur existence. Leur rencontre avec le monde extérieur, grâce à l’arrivée d’un couple moderne et émancipé, signe chez elles une profonde remise en cause avant de permettre la révélation du secret et la libération du personnage principal, Aïcha.


Nous avons rencontré Raja Amari, qui nous a parlé des enjeux de ce nouveau film, de sa construction dramatique et de son choix du casting.


Vos films sont toujours axés sur des personnages féminins et leurs relations avec leur corps et donc avec leur sexualité dans une société qui les emprisonne et les écrase, pourquoi ce choix ?
C’est vrai que dans mes deux longs-métrages, il y a deux parcours libératoires qui se ressemblent. Ce qui m’intéresse avant tout dans mes films est de retracer la trajectoire d’un personnage dans son évolution et de travailler sur les différentes étapes qui mènent vers cela, et notamment le dépassement de soi. Et comme les personnages féminins me sont plus proches, je me projette davantage en eux. Car je considère qu’ils sont porteurs de conflits et de complexité. Je les trouve dramatiquement plus intéressants. Pour moi, ce sont des personnages plus riches peut-être aussi parce que je les sens davantage. J’essaye donc de retracer leurs parcours.

Ce deuxième film, “Daouaha”, est plus direct et plus crû dans ce sens, pour quelle raison avez-vous élevé le ton ?
C’est le style du film qui a imposé un ton plus crû, vu que les personnages entrent en confrontation à un certain moment du film. Je voulais explorer une certaine manière d’exprimer les choses et peut-être essayer de tirer le film vers un genre cinématographique que j’aime bien, à savoir le film noir. Mais mon long-métrage ne l’est pas tout à fait car il n’est pas dans l’efficacité intrinsèque de ce genre, et puis il garde un aspect un peu poétique.

Votre film semble un peu intimiste. C’est un voyage psychologique dans la vie de ces trois femmes recluses. En outre, si on le transpose dans un autre contexte social, l’histoire ne perd pas de son sens…
Peut-être. D’une façon générale, je ne m’intéresse pas au cinéma qui traite d’une manière directe les questions sociales. J’aime plutôt évoquer les choses indirectement. Et dans ce film, cette voie-là m’a été inspirée par le personnage d’Aïcha et la volonté d’entrer dans son esprit. J’ai voulu explorer ce côté conte qui a rendu le film intemporel. Aïcha, dans le film, est maintenue dans l’enfance. Donc j’ai essayé de retrouver des éléments du conte comme le château hanté, le bal, les chaussures, le prince charmant, les marâtres etc. Ces éléments-là tirent l’histoire dans un sens qui s’éloigne du social strictement parlant.

C’est quoi, finalement, votre objectif en faisant ce film ?
Je voulais entreprendre l’exploration d’un personnage, celui d’Aïcha dans son évolution particulière. Mais pour qu’il évolue, il lui fallait un choc afin qu’il puisse voir les choses autrement. Il y a donc eu cette confrontation avec le jeune couple moderne, émancipé et ayant une manière de vivre différente. Je tiens à préciser que je ne porte aucun jugement ni sur la société moderne ni sur la société archaïque. Les deux sont imparfaites.

Votre film se passe dans un espace unique, à huis clos, qui devient un personnage à part entière, pourquoi ce choix, est-ce pour accentuer l’idée de l’enfermement et du secret ?

Je voulais que les trois femmes et le couple cohabitent ensemble dans un même espace. Ce choix me servait à condenser l’action dans un seul endroit et donc à ne pas m’éparpiller. Par ailleurs, l’unité du temps et de l’espace me rappelle la tragédie grecque où il y a le côté infanticide, matricide etc, et où les relations sont internes et compliquées. D’une manière générale, j’aime bien partir de l’intime et après le film peut se développer dans des sens différents. Pour moi, la maison était non seulement un espace mais un personnage à part entière car elle donnait le ton du film. Je me rappelle que dès que nous sommes entrés dans ce lieu, l’équipe de tournage et moi, nous avons senti tout de suite une atmosphère lourde. Je me suis donc dit qu’elle pourrait être exploitée dans mon long-métrage. J’ai dû donc modifier le scénario.

L’idée de l’inceste n’est pas nouvelle au cinéma, pourquoi l’avez-vous utilisée?

L’usage de l’inceste est en relation avec le personnage d’Aïcha qui vit une crise d’identité. En le dévoilant, elle comprend ce qu’elle est et ce qui a entraîné sa naissance. Ce secret explique aussi sa réclusion exaspérée. L’inceste constitue ici le nœud de l’histoire autour duquel se construit le film.

Dans votre long-métrage, il y a un choc entre deux mondes très différents, qui devient vers le milieu du film une cohabitation pacifique voire amicale. Croyez-vous que cela est possible dans la réalité ?
Peut-être, car la réalité dépasse souvent la fiction. Dans la société, il y a des tendances différentes et des pôles qui ne se regardent pas, qui s’ignorent et qui entrent souvent en collision. Cette rencontre au milieu du film est peut-être une envie de ma part qu’il y ait échange et conciliation entre les deux mondes. Comme vous l’avez vu dans le film, le regard de suspicion que portent les femmes sur le couple, au début, change après, quand la fille se fait kidnapper par ces dernières. Elle (Salma la copine du propriétaire) se révèle comme une personne gentille. Une relation d’amitié naît entre elle et Aïcha, et puis Salma retrouve une sorte de cocon maternel chez ces femmes qui s’adoucissent petit à petit. On arrive à une sorte d’harmonie illusoire. Cet aspect est très important du point de vue dramaturgique car il constitue un peu le calme avant la tempête.

Pourquoi le choix de Hafsia Harzi pour le rôle principal et de Dhafer El Abidine dans le casting. Est-ce une manière de mettre deux têtes d’affiche pour garantir la commercialisation de votre film et son succès auprès du public ?

Le choix a été guidé par la correspondance de ces deux acteurs aux rôles. Quand j’ai vu Hafsia pour la première fois sur l’affiche du film “La Graine et le mulet”, je me suis dit que c’est l’actrice qu’il me faut pour le personnage d’Aïcha. En ce qui concerne Dhafer, je n’avais pas vu “Maktoub” mais c’est Dora Bouchoucha, la productrice de mon film, qui me l’a recommandé car elle a travaillé avec lui auparavant. Les deux acteurs ont très vite accepté ma proposition de participer à “Daouaha” parce qu’ils ont aimé le scénario. Mais il est vrai que leur renommée peut aider le film à se commercialiser.

Dans la scène finale, Aïcha se libère mais sa robe blanche reste tachée de sang, est-ce une façon de votre part de dire qu’on ne peut faire l’économie d’un combat dans la violence si l’on veut conquérir sa liberté ?
Pas du tout. Aïcha n’est pas un personnage équilibré. Elle n’a que la violence comme manière d’exister. Et on le sait : la violence produit la violence. Cette fin était dans le ton du film mais elle reste ouverte. Je voulais une libération, toutefois elle demeure inquiétante. Car Aïcha marche finalement dans la rue dans une sorte d’indifférence de la société autour d’elle. C’est comme pour dire que cette histoire n’a jamais existé ; peut-être, surtout, qu’elle n’a pas d’ancrage dans la réalité. Aïcha traverse la rue comme si l’on ne la voyait pas. On peut se demander finalement : est-ce qu’on ne remarque pas vraiment cette violence ou bien on ne veut pas la voir ?

Bien que votre film soit assez noir, il comporte une certaine poésie. Est-ce dû à votre manière d’écrire ?
Oui. J’ai fait des études littéraires, puis de cinéma en me spécialisant dans l’écriture de scénario. J’aime beaucoup écrire et je suis influencée par un certain style poétique et littéraire. Ce que je préfère le plus en écrivant, c’est de contrebalancer le côté noir de mon récit par des moments de douceur et de poésie.

Si l’on voulait inscrire votre expérience cinématographique dans l’histoire du cinéma tunisien, où est-ce qu’on la placerait ?

A vrai dire, quand j’écris un film, je ne me demande pas comment je vais me positionner par rapport au cinéma tunisien. J’écris l’histoire qui me semble intéressante. Je pense que notre cinéma est essentiellement d’auteur, individuel et personnel. Les cinéastes sont très différents les uns les autres mais ils ont aussi des points de rencontre. Je ne sais pas où placer mon film. Beaucoup m’ont dit par exemple que c’est encore un film de femme. Peut -être. Ce qui est sûr, c’est qu’il se placera tout seul avec le temps.


Le dernier film de Raja Amari 'Daouaha' ou 'Secrets', actuellement en salles de cinéma à Tunis, à El Manar et à La Marsa, intrigue par son atmosphère noire, son style intimiste et son ton à la fois tragique et poétique.
La réalisatrice signe ici une œuvre qu’elle a voulu un voyage psychologique dans le monde intérieur de trois femmes recluses dans un château délabré, enfermées avec un secret de famille qui compromet leur existence. Leur rencontre avec le monde extérieur, grâce à l’arrivée d’un couple moderne et émancipé, signe chez elles une profonde remise en cause avant de permettre la révélation du secret et la libération du personnage principal, Aïcha.
Nous avons rencontré Raja Amari, qui nous a parlé des enjeux de ce nouveau film, de sa construction dramatique et de son choix du casting.

Vos films sont toujours axés sur des personnages féminins et leurs relations avec leur corps et donc avec leur sexualité dans une société qui les emprisonne et les écrase, pourquoi ce choix ?

C’est vrai que dans mes deux longs-métrages, il y a deux parcours libératoires qui se ressemblent. Ce qui m’intéresse avant tout dans mes films est de retracer la trajectoire d’un personnage dans son évolution et de travailler sur les différentes étapes qui mènent vers cela, et notamment le dépassement de soi. Et comme les personnages féminins me sont plus proches, je me projette davantage en eux. Car je considère qu’ils sont porteurs de conflits et de complexité. Je les trouve dramatiquement plus intéressants. Pour moi, ce sont des personnages plus riches peut-être aussi parce que je les sens davantage. J’essaye donc de retracer leurs parcours.

Ce deuxième film, “Daouaha”, est plus direct et plus crû dans ce sens, pour quelle raison avez-vous élevé le ton ?

C’est le style du film qui a imposé un ton plus crû, vu que les personnages entrent en confrontation à un certain moment du film. Je voulais explorer une certaine manière d’exprimer les choses et peut-être essayer de tirer le film vers un genre cinématographique que j’aime bien, à savoir le film noir. Mais mon long-métrage ne l’est pas tout à fait car il n’est pas dans l’efficacité intrinsèque de ce genre, et puis il garde un aspect un peu poétique.

Votre film semble un peu intimiste. C’est un voyage psychologique dans la vie de ces trois femmes recluses. En outre, si on le transpose dans un autre contexte social, l’histoire ne perd pas de son sens…
Peut-être. D’une façon générale, je ne m’intéresse pas au cinéma qui traite d’une manière directe les questions sociales. J’aime plutôt évoquer les choses indirectement. Et dans ce film, cette voie-là m’a été inspirée par le personnage d’Aïcha et la volonté d’entrer dans son esprit. J’ai voulu explorer ce côté conte qui a rendu le film intemporel. Aïcha, dans le film, est maintenue dans l’enfance. Donc j’ai essayé de retrouver des éléments du conte comme le château hanté, le bal, les chaussures, le prince charmant, les marâtres etc. Ces éléments-là tirent l’histoire dans un sens qui s’éloigne du social strictement parlant.

C’est quoi, finalement, votre objectif en faisant ce film ?

Je voulais entreprendre l’exploration d’un personnage, celui d’Aïcha dans son évolution particulière. Mais pour qu’il évolue, il lui fallait un choc afin qu’il puisse voir les choses autrement. Il y a donc eu cette confrontation avec le jeune couple moderne, émancipé et ayant une manière de vivre différente. Je tiens à préciser que je ne porte aucun jugement ni sur la société moderne ni sur la société archaïque. Les deux sont imparfaites.

Votre film se passe dans un espace unique, à huis clos, qui devient un personnage à part entière, pourquoi ce choix, est-ce pour accentuer l’idée de l’enfermement et du secret ?

Je voulais que les trois femmes et le couple cohabitent ensemble dans un même espace. Ce choix me servait à condenser l’action dans un seul endroit et donc à ne pas m’éparpiller. Par ailleurs, l’unité du temps et de l’espace me rappelle la tragédie grecque où il y a le côté infanticide, matricide etc, et où les relations sont internes et compliquées. D’une manière générale, j’aime bien partir de l’intime et après le film peut se développer dans des sens différents. Pour moi, la maison était non seulement un espace mais un personnage à part entière car elle donnait le ton du film. Je me rappelle que dès que nous sommes entrés dans ce lieu, l’équipe de tournage et moi, nous avons senti tout de suite une atmosphère lourde. Je me suis donc dit qu’elle pourrait être exploitée dans mon long-métrage. J’ai dû donc modifier le scénario.

L’idée de l’inceste n’est pas nouvelle au cinéma, pourquoi l’avez-vous utilisée?

L’usage de l’inceste est en relation avec le personnage d’Aïcha qui vit une crise d’identité. En le dévoilant, elle comprend ce qu’elle est et ce qui a entraîné sa naissance. Ce secret explique aussi sa réclusion exaspérée. L’inceste constitue ici le nœud de l’histoire autour duquel se construit le film.

Dans votre long-métrage, il y a un choc entre deux mondes très différents, qui devient vers le milieu du film une cohabitation pacifique voire amicale. Croyez-vous que cela est possible dans la réalité ?

Peut-être, car la réalité dépasse souvent la fiction. Dans la société, il y a des tendances différentes et des pôles qui ne se regardent pas, qui s’ignorent et qui entrent souvent en collision. Cette rencontre au milieu du film est peut-être une envie de ma part qu’il y ait échange et conciliation entre les deux mondes. Comme vous l’avez vu dans le film, le regard de suspicion que portent les femmes sur le couple, au début, change après, quand la fille se fait kidnapper par ces dernières. Elle (Salma la copine du propriétaire) se révèle comme une personne gentille. Une relation d’amitié naît entre elle et Aïcha, et puis Salma retrouve une sorte de cocon maternel chez ces femmes qui s’adoucissent petit à petit. On arrive à une sorte d’harmonie illusoire. Cet aspect est très important du point de vue dramaturgique car il constitue un peu le calme avant la tempête.

Pourquoi le choix de Hafsia Harzi pour le rôle principal et de Dhafer El Abidine dans le casting. Est-ce une manière de mettre deux têtes d’affiche pour garantir la commercialisation de votre film et son succès auprès du public ?

Le choix a été guidé par la correspondance de ces deux acteurs aux rôles. Quand j’ai vu Hafsia pour la première fois sur l’affiche du film “La Graine et le mulet”, je me suis dit que c’est l’actrice qu’il me faut pour le personnage d’Aïcha. En ce qui concerne Dhafer, je n’avais pas vu “Maktoub” mais c’est Dora Bouchoucha, la productrice de mon film, qui me l’a recommandé car elle a travaillé avec lui auparavant. Les deux acteurs ont très vite accepté ma proposition de participer à “Daouaha” parce qu’ils ont aimé le scénario. Mais il est vrai que leur renommée peut aider le film à se commercialiser.

Dans la scène finale, Aïcha se libère mais sa robe blanche reste tachée de sang, est-ce une façon de votre part de dire qu’on ne peut faire l’économie d’un combat dans la violence si l’on veut conquérir sa liberté ?

Pas du tout. Aïcha n’est pas un personnage équilibré. Elle n’a que la violence comme manière d’exister. Et on le sait : la violence produit la violence. Cette fin était dans le ton du film mais elle reste ouverte. Je voulais une libération, toutefois elle demeure inquiétante. Car Aïcha marche finalement dans la rue dans une sorte d’indifférence de la société autour d’elle. C’est comme pour dire que cette histoire n’a jamais existé ; peut-être, surtout, qu’elle n’a pas d’ancrage dans la réalité. Aïcha traverse la rue comme si l’on ne la voyait pas. On peut se demander finalement : est-ce qu’on ne remarque pas vraiment cette violence ou bien on ne veut pas la voir ?

Bien que votre film soit assez noir, il comporte une certaine poésie. Est-ce dû à votre manière d’écrire ?
Oui. J’ai fait des études littéraires, puis de cinéma en me spécialisant dans l’écriture de scénario. J’aime beaucoup écrire et je suis influencée par un certain style poétique et littéraire. Ce que je préfère le plus en écrivant, c’est de contrebalancer le côté noir de mon récit par des moments de douceur et de poésie.

Si l’on voulait inscrire votre expérience cinématographique dans l’histoire du cinéma tunisien, où est-ce qu’on la placerait ?

A vrai dire, quand j’écris un film, je ne me demande pas comment je vais me positionner par rapport au cinéma tunisien. J’écris l’histoire qui me semble intéressante. Je pense que notre cinéma est essentiellement d’auteur, individuel et personnel. Les cinéastes sont très différents les uns les autres mais ils ont aussi des points de rencontre. Je ne sais pas où placer mon film. Beaucoup m’ont dit par exemple que c’est encore un film de femme. Peut -être. Ce qui est sûr, c’est qu’il se placera tout seul avec le temps.

 

Par Hanène Zbiss    

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