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Casanegra vers la mi-janvier sur nos écrans Version imprimable Suggérer par mail
Casanegra vers la mi-janvier sur nos écrans

Brahim Letaief qui, depuis le début de cette saison, a endossé la nouvelle casquette de gérant de la salle de cinéma Alhambra (Zéphyr, La Marsa), réserve une belle surprise pour le public pour la mi-janvier.

« Casanegra » du marocain Nouredine Lakhmari, considéré comme étant le film de l’année 2009 aussi bien au Maroc qu’ailleurs avec ses trois Prix au festival international du cinéma de Dubaï (celui de l’image et de l’interprétation masculine ex aequo pour les deux comédiens amateurs Anas el-Baz et Omar Lotfi), et quatre prix au festival de Tanger, sera visible par le public tunisien à la salle Alhambra de La Marsa à partir du 15 janvier prochain. 

On a pu sonder le public tunisien qui s’est bousculé lors des dernières Journées du cinéma européen pour voir le film et qui a voté massivement pour que le film décroche le prix du public. Sera-t-il aussi nombreux et enthousiaste le 15 janvier à La Marsa ? On verra !!!

Indépendamment de cet éventuel succès commercial, « Casanegra » est un film qui étonne, qui bouleverse, qui nous fait découvrir un Casablanca qu’on ne peut voir, oublié de tous, et des personnages qu’on pourrait croiser sans les voir.

Dans le Casablanca d’aujourd’hui, chaotique mais beau, cruel mais attachant, deux amis d’enfance, Karim et Adil, vivent d’expédients et de petites combines. L’un emploie des enfants vendeurs de cigarettes au détail. L’autre a trouvé la solution miracle à tous ses problèmes : « acheter » un visa et un contrat de travail pour émigrer vers Malmö (Suède), ville dont il rêve à travers une carte postale.

Adil avec ses rêves d'un ailleurs qu'il imagine clément, riche et civilisé, et Karim plus lucide et responsable, en charge de sa famille et prêt à tout pour améliorer sa situation. Deux êtres unis par une forte amitié, par-delà leurs différences. Casablanca, ville complexe, en mouvement, où se côtoient misère et opulence, humour et violence, déchirée par un système de valeurs perverti et paradoxal. Casablanca devient alors Casanegra. Rues glauques, bars sombres, l’univers torturé casablancais sert avant tout de toile de fond à une histoire d’amitié.

Nouredine Lakhmari n’y va pas part quatre chemins pour raconter cette ville-ogresse briseuse de rêves mais à la fois envoûtante et enchanteresse. Cette liberté de ton lui a valu un enthousiasme général lors de sa sortie au Maroc. « Casanegra » choque, bouscule et en même temps, nous remplit de tendresse pour cette jeunesse en perdition qui cherche une issue à la misère et qui ne cesse de rêver.

« Violence, langage cru, sexe... Jamais un film marocain n'aura été si loin. "Casanegra" est en passe de devenir un phénomène de société au Maroc. Dans les quatre villes - Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech - où le film est projeté depuis le 24 décembre 2008, les salles affichent souvent complet. Jeunes, vieux, riches, pauvres, femmes voilées ou en jean, affluent en masse… » écrit le journal Le Monde.

Et si les gens aiment ce film, c’est grâce à cette sincérité qui s’en dégage, à cette manière de ne pas cacher les choses, de ne pas camoufler les tares. « Casanegra », vous l’avez certainement compris, par opposition à Casablanca, c'est le côté sale de la capitale économique du Maroc, la ville pas si blanche qu’on le croit, qu’on le veut. C'est l'ancien Casa, celui qui vit de la débrouille mais aussi de la solidarité que la dèche rend obligatoire. « Casanegra », c'est la moitié oubliée de Casablanca.

En attendant la sortie du film à La Marsa, contentons-nous des quelques navets que nos salles tunisiennes proposent. Un bon film de temps à autre ne peut que nous faire du bien.

Asma D.
 

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