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Entretien avec Hafsia Harzi : En Tunisie, j’ai l’impression d’être chez moi Version imprimable Suggérer par mail
Entretien avec Hafsia Harzi : En Tunisie, j’ai l’impression d’être chez moi Elle a été révélée par Abdellatif Kechiche dans son film 'La Graine et le Mulet', ce qui lui a valu le César du meilleur espoir féminin en 2008. Elle a été repérée ensuite par une autre réalisatrice tunisienne, Raja Amari, qui lui a confié le rôle principal dans son film “Daouaha”. A seulement 23 ans, Hafsia Harzi, cette actrice d’origine tunisienne, enchaîne les grands rôles et les interprète à merveille. Elle est pleine d’énergie et de talent et son amour pour le cinéma est sans fin, au point qu’elle prépare actuellement son premier court-métrage.
Elle était en Tunisie à l’occasion de la sortie en salle du film “Daouaha”. Nous avons profité de l’occasion pour s’entretenir avec elle sur les conditions du tournage, l’accueil du public tunisien et ses projets pour l’avenir.

Cette première expérience avec Raja Amari, comment s’est-elle passée ?
J’ai rencontré Raja qui m’a donné le scénario du film. Je l’ai trouvé très bien écrit et très compréhensible. Donc, j’ai rapidement accepté le rôle. J’avais envie de vivre cette expérience avec elle. Je connaissais déjà son film “Satin Rouge” que j’ai beaucoup apprécié. Je voulais vraiment travailler avec elle.

Il faut dire que vous avez de la chance avec les réalisateurs tunisiens. Votre révélation a été avec Abdellatif Kechiche dans “La Graine et le Mulet” et maintenant vous avez le rôle principal dans le film de Raja. Que pensez-vous de cela ?
Je ne sais pas comment expliquer ce succès auprès d’eux. Cela est peut-être dû à mes origines. Je suis de mère Algérienne et de père Tunisien.

Cela vous fait quoi de travailler avec des gens de votre pays d’origine ?
Je suis contente de pouvoir travailler avec des réalisateurs tunisiens. J’ai l’impression d’être en famille, chez moi. C’est une belle sensation surtout quand je suis loin de ma famille réelle à Marseille.

Vous avez un visage très expressif cinématographiquement. Est-il votre atout majeur pour réussir au cinéma ou avez-vous d’autres qualités ?
Je ne savais pas que j’avais un visage expressif. Mais c’est vrai que, dans ce film, la mise en scène et la façon avec laquelle j’ai été filmée ont été axées sur mon regard et mes gestes à travers lesquels j’arrivais à exprimer ce que le personnage demandait et ressentait.

Est-ce que vous vous êtes sentie touchée par l’histoire de ces trois femmes dans le film ?
Bien sûr. Je me suis dit qu’une histoire pareille devait exister quelque part dans la éalité. Et le genre de fille comme Aïcha n’est pas une pure fiction. Le personnage était tellement bien écrit que je n’ai pas trouvé de problème à l’endosser.

Comment était l’ambiance de travail sur le plateau et quelles ont été vos relations avec les autres acteurs ?
J’ai eu de bons rapports avec les autres acteurs. Nous avons beaucoup rigolé. Nous étions très concentrés sur le travail, surtout les femmes. Elles sont toujours très sérieuses, les femmes, quand elles travaillent (rire) ! L’ambiance était très conviviale.

Qu’avez-vous gardé de cette expérience ?
Juste après le tournage, je ne me souvenais de rien. Je suis passée directement à autre chose. Je ne me rendais pas compte de mon jeu car dans le rôle je ne parlais pas beaucoup. Tout était concentré sur le regard et les gestes. Et je me demandais ce que les gens allaient penser de ma prestation et s’ils allaient comprendre les enjeux de mon personnage.

Comment faites-vous normalement pour endosser un personnage ?
Je discute beaucoup avec le réalisateur parce qu’avant tout, il faut savoir ce qu’il attend de moi. Je me concentre beaucoup sur le personnage que je vais incarner. Bien sûr, chaque scène demande une concentration différente. J’essaye de croire à ce que je fais et de vivre les choses pour que ma prestation soit crédible.

Revenons à Kéchiche, comment l’avez-vous rencontré ?
J’ai toujours voulu être actrice depuis toute petite, en regardant la télé et les séries télévisées. Ma famille et mes amis m’ont vu grandir avec ce rêve. Je ne pouvais pas prendre des cours de cinéma car j’étais étudiante, et je n’avais pas assez d’argent. Le destin a fait que Kechiche a organisé un grand casting pour son film “La Graine et le Mulet” dans trois villes françaises, dont Marseille où j’habite. Je me suis présentée et j’ai été rapidement retenue pour le rôle.

Vous vous attendiez à un tel succès dans “La Graine et le Mulet” ?
A vrai dire, non. Mais j’en rêvais. Au fur et à mesure que je tournais, je me rendais compte que j’avais de belles scènes et un rôle important. Après c’est le destin qui a décidé de mon succès. Mais moi j’y croyais. J’étais positive.

Ce succès vous a –t-il ouvert beaucoup de pistes ?
Ce film a été une la révélation pour moi. Ensuite, ma carrière a été lancée. J’ai des projets mais on ne sait jamais ce qui peut se passer dans l’avenir. Je este réaliste. C’est pour cela que je fais chaque chose à fond. J’ai envie aussi de réaliser. Pour l’instant, j’ai écrit mon court-métrage et je voudrais le réaliser.

Il porte sur quoi ?
Il s’appelle “Khotba” (fiançailles). C’est l’histoire d’un couple mixte en France, une fille arabe et un garçon italien. Ce dernier va demander sa main. La sœur de la fiancée, qui veut devenir réalisatrice, propose de filmer les fiançailles. Le jour J, elle va transformer la fête en un vrai plateau et diriger le père, la mère, les invités...Le film a un côté comique et c’est moi qui vais interpréter le rôle de la fausse réalisatrice.

Que représente le film “Daouaha” dans votre carrière ?
Je ne sais pas encore puisqu’il n’est pas sorti jusqu’ici en France. Je suis en même temps contente qu’il soit sorti en Tunisie. Je suis fière de tourner dans le pays de mon père.
Vous avez déjà eu un contact direct avec le public tunisien ?
Oui, il y a des gens qui m’arrêtent dans la rue et cela me fait beaucoup plaisir. Je me sens bien en Tunisie, comme si j’avais toujours habité ici. Les gens sont très gentils.

Avez-vous une idée sur le cinéma tunisien ?
Je connais quelques cinéastes comme Ridha El Béhi, Férid Bouguédir, Naceur Khemir, Nouri Bouzid. Ce sont des gens que j’admire beaucoup et avec qui j’aimerais bien travailler. Je pense que mon créneau à moi ce sont les films d’auteurs.

Hanène Zbiss
 

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