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Mourir à Athènes du réalisateur Nikos Panagiotopoulos Version imprimable Suggérer par mail
«Mourir à Athènes» (Grèce)Quête de la vérité et de l’amour

A l’occasion des JCE (Journées du cinéma européen) 2009, le mercredi 2 décembre, les férus du 7e art ont assisté à la projection d’un film venu tout droit de   Grèce, celui du réalisateur grec Nikos Panagiotopoulos. Du haut des temples helléniques, il donne le jour à un nouveau-né, Mourir à Athènes.

Le film raconte l’histoire d’Andréas, un grand professeur à l’école des beaux-arts à Athènes, épris autant par la beauté de la peinture que par celle des femmes. Comment résister à la beauté qui exerce sur lui «une forme de tyrannie»? Toutefois, le corps humain est frêle plus qu’on ne le croit. Le voilà atteint d’une grave leucémie et s’apprête, ainsi, au long voyage. De là provient son désir de changer le cours de sa vie en déversant ses péchés les plus inavouables à son entourage. Comment, à ce titre, dire  l’indicible à ces trois femmes croyant être aimées et  qui abandonnent vies et rêves pour se consacrer à lui ? Advienne que pourra, le défi est à relever et la vérité devient une forme de délivrance ultime. Mourir à Athènes est un retour sur son passé, sur soi-même à la quête de sa propre vérité. La vie peut pourtant nous jouer des tours, son médecin avoue la gravité de sa maladie à son épouse Anna, le jeu d’Andréas est dévoilé. Le prédateur agonisant devient la proie facile de ces trois femmes. Anna, l’épouse fidèle, Camille, la belle Française, et Léa avec son sourire puéril et irrésistible. Le film revêt, ainsi, tout un foisonnement de sentiments intenses et fulgurants et laisse entrevoir  tout un jeu du trompeur trompé semblable à celui de l’amour et du hasard.  Le ballottement  entre le fantasque et le grave, le comique et le solennel, le tragique et le frivole, le fatal et le comique, les propos aphoriques et les mots banals nous livre une histoire fulgurante. Le passage d’un ton à un autre est aussi saisissant qu’étreignant à couper le souffle des spectateurs. L’enchevêtrement des tons s’accorde à ce jeu amoureux tiraillé entre le désir de dire la vérité et la contrainte de l’avouer.

Dans Mourir à Athènes, la complexité des relations entre les personnages se transmet sur le cadre spatio-temporel et les éléments qui meublent la fiction. Ainsi, «l’hiver» devient l’expression même de la tristesse et de l’amour qui se meurt, le vent houleux s’accorde à l’aveu d’une femme passionnément amoureuse et les fleurs jaunes offertes par les trois femmes révèlent à bien des égards la jalousie et le désir de posséder un homme  qui ne sera jamais à elles.

La quête de la vérité entreprise par Andréas  mène sa délivrance et permet à Anna, Camille et Léa, des femmes toujours insatisfaites, de découvrir un amour suprême. En effet, l’agonie du héros ou de cet anti-héros transforme le passionnel en un amour maternel, la pitié se confond parfois avec l’érotisme à dessein de rendre heureux un homme au bord du gouffre.

Dans Mourir à Athènes,  nous notons la forte présence des arts. Le pictural et la danse  s’immiscent dans le monde intérieur et épousent les soubresauts de l’âme. Une célébration de l’amour tragique, passionnel et puéril se transmet bien  par le chant des acteurs eux-mêmes.

Le réalisateur jongle avec la chronologie en mettant en scène quelques flash-back; réminiscences de l’âme toujours à la recherche de l’amour. Il réitère de nombreuses scènes. Loin d’être anodines, ces  répétitions  marquent à chaque fois un certain effet sur le spectateur. Elle rappelle, fait rire mais incite également l’être à réfléchir sur soi. Le spectacle d’une femme au visage terne au chevet de son homme qui s’apprête à mourir renvoie, à bien des égards, à l’existence humaine  fragile et à l’importance de l’amour quand «l’arche est perdu, et le moi n’est jamais réalisé».

Amal Jarrahi

 

 

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 Mourir à Athènes

Un film de Nikos Panayotopoulos
(Grèce, 2004, 100 mn)
Avec Thanos Samaras, Alexia Katsiki, Dimitris Imelos, Errikos Litsis…

Synopsis : Un jeune livreur de pizza, sorti de nulle part, sillonne en silence l’Athènes des marginaux, en captant des bribes d’histoires des gens écœurés, survoltés, laissés pour compte. Un regard oblique sur le monde des exclus de la mégapole moderne où le seul droit qui reste est celui de rêver.

 

 

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