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«Le cinéma tunisien à la lumière de la modernité» de Sonia Chamkhi (*) Version imprimable Suggérer par mail
http://www.cinematunisien.com/images/livre_sonia_chamkhi-1.jpgLe difficile accès à l’universalité

Un citoyen tunisien tout à fait ordinaire s’est un jour exclamé ainsi : « Mais qu’est-ce qui se passe dans le cinéma tunisien ? Pourquoi faut-il qu’il y ait toujours du nudisme et des scènes obscènes ? Est-ce notre société qu’on peint ou une autre ? ». Ceci est très révélateur du malaise de créativité dont souffrent nombre important de nos cinéastes et qui fait que le commun des Tunisiens ne se retrouve pas dans son cinéma. C’est à croire que les cinéastes tunisiens n’ont retenu du cinéma universel que des poncifs tout à fait superfétatoires et, somme toute, difficilement juxtaposables et impropres à notre société. De sorte que le personnage central d’un film donné semble la plupart du temps exagéré, étranger, attifé d’un comportement curieux, sinon grotesque, tant il est irréel ; en un mot : qui n’est pas tunisien. Et c’est peut-être là où réside l’erreur : on n’atteint pas l’universalité en puisant dans les clichés de l’universalité, mais, bien au contraire, en partant de l’individualité, de la particularité d’un peuple (ou  société), laquelle reflète en filigrane son Histoire, son identité culturelle, ses spécificités propres.
Dans ce dernier ouvrage de Sonia Chamkhi, l’auteur, pourtant, s’est abstenu de faire le panégyrique ou la critique des films choisis et traités, mais s’est attelé à les analyser « à la lumière de la modernité », c’est-à-dire en fonction des outils et des paramètres usités (ou très répandus) dans le cinéma mondial.
 
L’ouvrage, qui couvre la période 1996-2006, passe en revue cinq films : « Essaida » de Mohamed Zran, « Demain, je brûle » de Mohamed Ben Ismail, « Khorma » de Jilani Saâdi, « Satin rouge » de Raja Amari, et « VHS Kahloucha » de Néjib Belkadhi.
 
Publié, comme il se doit, par le Centre de Publications Universitaires, le livre est d’un grand intérêt pour les étudiants en arts dramatiques autant que pour les cinéphiles et les professionnels du cinéma. Il ne prétend pas être un éclairage, mais propose une lecture scientifique et artistique, à partir de cinq cas, du long-métrage tunisien à la veille et à l’aube du 21ème siècle.
 
Rappelons que Sonia Chamkhi, enseignante du design image et de la pratique audiovisuelle à l’Institut supérieur des Beaux arts de Tunis, a publié en 2003 un ouvrage intitulé « Cinéma tunisien nouveau, parcours autres » qui a obtenu le Prix Zoubeïda B’chir de la recherche scientifique.
 

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