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Films Tunisiens

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Rym El Benna révèle ses "Secrets" cinématographiques Version imprimable Suggérer par mail
http://www.cinematunisien.com/images/rim-bennaRym El Benna, héroïne de «Dawaha» (Les secrets) de la réalisatrice tunisienne Raja Amari, assiste à la sortie de son film dans son pays natal après sa projection le mois dernier au Festival International du Film du Caire. Cette oeuvre a suscité une controverse majeure parmi les critiques et le public, pour ce qui a été qualifié «d'audace énorme» dans son abord des problèmes des femmes dans les sociétés arabe et musulmane.

El Benna a pris le temps, sur un agenda chargé, de parler à Magharebia du film et de son rôle provocateur. + Qui est Rym El Benna, et comment êtes-vous passé du milieu des défilés de mode au métier d'actrice ?

Rym El Benna: Je suis née dans la ville de Nabeul, dans la patrie tribale, en Tunisie, où j'ai obtenu mon baccalauréat. Après cela j'ai fait des études de Droit puis je suis partie à Londres pour étudier l'anglais. Mon entrée dans le monde de l'art s'est faite à travers les défilés de mode, j'ai travaillé comme mannequin pour de grandes maisons de couture, ce qui m'a permis d'entrer par la grande porte dans le milieu des célébrités. Concernant mon expérience cinématographique, elle a commencé naturellement. J'ai joué des rôles secondaires dans des films étrangers. Et avant de jouer le premier rôle féminin dans "Dawaha", j'ai aussi tenu un rôle de premier plan dans un feuilleton de la télévision tunisienne qui s'appelait "Aqfas bela Teyour" ("Des Cages Sans Oiseaux"), qui a été un succès et qui a séduit le public tunisien.

+ Comment d'est déroulée votre première expérience avec la réalisatrice Raja Amari,qui vous a offert le premier rôle de "Dawaha"?

El Benna: Ce n'est pas chose facile de travailler avec Raja Amari. C'est une réalisatrice très professionnelle, qui vous donne la chance de découvrir vos propres talents d'une manière à la fois intelligente et moderne. J'ai donc été très contente de ce que j'ai fait, parce que je n'ai guère été indulgente envers moi-même ; j'ai plutôt travaillé âprement, et je me suis montrée dure envers moi-même. Je me suis toujours dit que la route est encore longue, que je ne suis qu'une actrice débutante et que je dois travailler jour et nuit pour trouver ma place dans le septième art.

+ Comment le public a-t-il réagi à "Dawaha"?

El Benna: J'ai écouté très attentivement les remarques faites par les critiques et les fans au Festival International du Cinéma du Caire, mais je suis encore dans l'attente des réactions du public tunisien et de l'analyse faite du film par les critiques, car j'y prêterai beaucoup d'attention.

+ Les critiques ont évoqué des scènes de violence dans le film qu'ils ont qualifiées "d'exagérées". Qu'en pensez-vous ?

El Benna: Pourquoi devrions-nous le cacher ? La violence existe et nous vivons avec elle quotidiennement dans nos sociétés, et même dans les sociétés développées. Selon moi, lorsqu'il y a des scènes exagérées de violence, l'objectif en est de choquer les spectateurs, de les amener à reconsidérer leurs idées et de se poser des questions difficiles : Pourquoi ce recours à la violence ? Pourquoi atteindre un tel niveau ? C'est une chance offerte à chacun de tirer les leçons de ses propres erreurs et de celles commises par les autres.

+ Mais dans "Dawaha", il semble que ce soit la violence qui sorte victorieuse, tandis que les partisans du dialogue connaissent une fin tragique.

El Benna: Je dois vous donner la confirmation que je suis opposée à toute violence, sans égard accordé à ses origines ou à d'éventuelles justifications. Je pense toutefois que le scénariste et la metteur en scène ont voulu dire à tous que la suppression ou l'absence de dialogue déboucherait sur l'explosion et sur la violence. Ce n'est qu'un film, en fin de compte, une oeuvre d'art, et chacun de nous a sa vision propre concernant la manière de présenter un sujet.

+ Le film contient des scènes de nudité. Ne pensez-vous pas que cela pourrait provoquer les publics conservateurs ?

El Benna: Tout d'abord, nous ne pouvons pas aborder le sujet de l'Art d'un point de vue moral ; sinon les artistes perdraient leur liberté de créativité et de mouvement. En ce qui concerne les scènes de nu, elles ne sont pas flagrantes ; les images ont été tournées à partir d'un seul angle, et la scène elle-même a été intégrée au film. Ce n'était donc pas en conséquence une scène arbitraire dont l'objectif était la nudité pure au nom de la tentation.


+ Quel est le message que "Dawaha" veut transmettre au public ?

El Benna: Nous présentons les problèmes par une vision artistique, et nous n'offrons pasde solutions parce que ce n'est pas notre rôle que de donner des leçons. Chacun est libre de choisir l'idée qu'il voudra tirer du film. Néanmoins, cela ne m'empêchera pas de dire que "Dawaha" a voulu expliquer que l'oppression et la suppression ne pourront mener qu'à la violence. Le film traite d'un problème extrêmement important également, et que nous expérimentons dans nos sociétés arabes et islamiques, je veux parler de l'affrontement entre deux mondes : le monde des femmes modernes et celui des femmes renfermées en elles-mêmes sous de multiples prétextes et, dans certains cas, contre leur volonté.

+ Quels sont vos projets après "Dawaha"?

El Benna: Je dois admettre qu'on m'a donné une chance dont je n'avais jamais rêvé ; pour mes premiers pas en tant qu'actrice, j'ai joué le premier rôle d'une série à la télévision puis un premier rôle dans une oeuvre cinématographique. Quand vous avez des opportunités d'une telle ampleur, il faut savoir les utiliser correctement et aller de l'avant. J'aimerais dire à mes fans de ne pas se montrer surpris s'ils me voient sur une scène de théâtre ; je vais rapidement vivre une expérience dans le quatrième art, et j'espère réussir dans celui-là aussi.

Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.
 

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