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Sami Bouajila : «Quelque chose de nouveau dans le cinéma français» Version imprimable Suggérer par mail
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Acteur français d’origine tunisienne, Sami Bouajila a été découvert par le public tunisien en 1994 dans Les Silences du palais de Moufida Tlatli.

Formé au conservatoire de Grenoble puis à l’école de la comédie de Saint-Etienne, il entame en 1991 une carrière prometteuse au cinéma. Le rôle-déclic pour lui a été celui d’Ismaïl dans Bye-Bye du réalisateur franco-tunisien Karim Dridi. Depuis, il enchaîne les rôles importants, notamment dans Couvre-feu d’Edward Zwich, Drôle de Félix de Jacques Martineau et Olivier Ducastel, La Faute à Voltaire du Franco-Tunisien Abdellatif Kechiche, Indigènes de Rachid Bouchareb pour lequel il a reçu le prix d’interprétation masculine à Cannes 2006, London-River du même Bouchareb, Les témoins d’André Téchiné, rôle pour lequel il a raflé le césar du meilleur second rôle masculin en 2008.

La trentaine de rôles qu’il a interprétés font désormais de lui l’un des acteurs le plus accompli de sa génération et de la nouvelle génération d’acteurs maghrébins. Nous l’avons rencontré sur le plateau de Hors-la-loi où il remonte au front avec ses pairs Debbouze et Roschdy Zem, interprétant le rôle de Abdelkader. Interview.

Après Indigènes, comment ça se passe sur le plateau de Hors-la-loi où il s’agit de retrouvailles avec le même réalisateur et pratiquement les mêmes acteurs principaux.
Ce qui particularise ce 2e volet d’Indigènes c’est que maintenant on se connaît par cœur parce qu’il s’agit d’aventures humaines et de grands moments de vie où on est parti tous ensemble, le réalisateur et les acteurs qui sommes à la genèse du projet, voire de l’idée. J’ai souvenir que pour le tournage d’Indigènes, Rachid Bouchareb nous avait réunis, tous les quatre Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Naceri et moi, au moins quatre à cinq ans avant le tournage, en tout cas un ou deux ans avant qu’on lise quoi que ce soit du scénario.
Puis, sur le tournage d’Indigènes, il nous avait parlé de ce second volet alors que ce n’était pas encore écrit, il nous avait dit qu’il allait continuer une suite historique à partir de la libération de la France en 1945, puis les événements de Sétif  jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962.
Donc, avec Bouchareb, le travail se fait en famille, les acteurs sont vraiment comme son propre prolongement et on n’a plus besoin de communiquer avec des mots, car on se comprend parfaitement.
L’impression d’inventer quelque chose dans le cinéma français, ce n’est pas un cliché de le dire.
Voir les gens rêver et s’identifier à nous, acteurs d’origine maghrébine, est tout à fait nouveau. Et là, nous continuons, d’où notre exigence d’autant que le propos nous tient à cœur.
Parlez-nous de Abdelkader, votre personnage.
Il est passionnant et emblématique. Naïf au début,  Abdelkader finit par acquérir une conscience politique. Plein de contradictions, il se découvre combattant dans un contexte de vie très difficile. C’est l’intellectuel de la bande des trois frères qui représentent trois archétypes différents confrontés aux soubresauts de l’histoire racontée comme une fresque.
Comment ce pan de l’histoire de l’Algérie peut-il vous interpeller en tant qu’acteur d’origine tunisienne ?
Quand j’interprète un rôle, je n’ai pas de nationalité. Moi, j’ai grandi en France où Algériens, Marocains et Tunisiens sont  tous des Maghrébins.
Ça dépasse le nationalisme étroit, il existe une réelle fratrie d’autant qu’il s’agit d’un moment de l’histoire sur lequel la France s’est enfermée dans l’amnésie.
Il s’agit d’un pan de notre histoire qui manque afin que nous, les Français d’origine étrangère, puissions forger notre identité.
D’ailleurs, le personnage de Abdelkader est porteur de toute une symbolique, c’est le premier combattant algérien, et on a tous besoin de savoir d’où on vient. Il s’agit donc d’une symbolique collective pour les Maghrébins. Et c’est génial parce que bon an, mal an, la France se retrouve dans le métissage culturel qui la particularise. Ce qu’on n’a pas trouvé à l’école, on l’a trouvé dans la culture, le cinéma, la musique, le théâtre…
Comment Rachid Bouchareb vous dirige-t-il?
Quand on arrive sur le plateau, tout est réglé comme sur du papier à musique. Tout le travail se fait en amont, après   il s’agit juste de peaufiner. Rachid Bouchareb précise une ou deux choses puis on règle sur les prises.
Le Prix d’interprétation collectif à Cannes vous a-t-il aidé dans votre parcours ?
Vous savez, j’ai un parcours plus que cohérent et le Prix à Cannes est arrivé au bon moment. Maintenant, ma carrière s’inscrit dans la continuité et le rôle dans Bye Bye   de Karim Dridi y a beaucoup contribué.
Est-ce qu’on a fait encore appel à vous pour interpréter les rôles de beurs ?
On ne fait plus appel à nous, Roschdy Zem et moi, pour camper ce type de personnage. Mais il ne faut pas cracher dans la soupe, car cela ne veut pas dire pour autant que certains rôles de beurs n’ont ni dimension, ni intérêt.
Comment qualifiez-vous votre rôle dans Les  silences du palais de Moufida Tlatli ?
Une aventure humaine que j’ai eue à interpréter parmi tant d’autres.
Et l’ambiance sur le plateau de Hors la loi ?
Une belle ambiance, une belle équipe d’autant que ça fait vraiment plaisir de se retrouver chez soi en Tunisie.
Pour vous Hors la loi,  c’est quoi ?
Un grand film d’aventure, un grand polar.
Quels sont les  réalisateurs qui vous ont le plus marqué et séduit?
La plupart : Arnaud Desplechin, André Téchiné, Abdellatif Kéchiche, Rachid Bouchareb et d’autres avec lesquels j’ai vécu et interprété plusieurs aventures humaines.

Propos recueillis par S.D.
 

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