Advertisement

Recherche

Votre publicité ici

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Nos partenaires

 

 

 

----------------------------------

 

----------------------------------

----------------------------------
------------------------------
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  
 
 
 
 
 
  
     

 

 

Films Tunisiens

Court métrage
Long métrage
Cinéma tunisien Est-ce la remontée ? Version imprimable Suggérer par mail
Cinéma tunisien Est-ce la remontée ?  Après la dernière édition des Journées cinématographiques de Carthage qui a montré au grand jour l'ampleur de la crise par laquelle passe notre cinéma (manque de production de films, conséquence directe du retard cumulé par la commission d'aide à la production, la crise chronique du parc des salles et du secteur de l'exploitation et celui de la distribution...), la saison 2010 semble présenter les prémices d'une nette amélioration.

Les mutations que connaît le secteur ont rendu difficile la production d’un film et ont fait en sorte que l’apport du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, qui s’élève à 35% du coût du film, soit le seul budget garanti pour une production nationale. Et pour cause: d’un côté, les distributeurs et exploitants se sont retirés de la chaîne de production, incapables d’assurer une avance sur recettes, les aides et les fonds étrangers se désintéressent de plus en plus du cinéma tunisien, et, d’un autre côté, la production cinématographique n’arrive pas à séduire les capitaux privés pour soutenir ce produit culturel et font plus que jamais la sourde oreille. N’est-il pas temps de trouver d’autres voies, d’autres sources de financement? Malgré ce constat financier alarmant, notre cinéma semble s’en sortir tant bien que mal. Voire : cette saison 2010 marquera-t-elle la renaissance de notre cinéma?

La sélection du dernier film de Raja Amari à la Mostra de Venise et les quelques productions étrangères qui reviennent tourner chez nous (Rachid Bouchareb, Jean-Jacques Annaud) sont-elles des arguments suffisants pour annoncer un certain éveil du secteur?
L’intérêt que porte le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, ces derniers mois, au secteur cinématographique et les récentes décisions semblent annoncer un réel désir de changer les choses et de trouver des solutions à cette situation houleuse, à travers la production et la réorganisation du secteur.

Après deux ans de rupture, la commission d’aide à la production a, enfin, livré ses résultats au mois de juin dernier. L’on prévoit dorénavant deux commissions par an au lieu d’une (la prochaine est prévue début 2010 ainsi qu’une autre le 2e semestre de la même année). Cette décision aura pour but d’offrir plus de chance à différents projets de voir le jour, d’alléger le volume de travail pour les membres de la commission (cent projets ont été lus par la dernière commission), et surtout de dynamiser tout le secteur, en offrant plus d’une occasion de travail aux techniciens.
La seconde opération de taille est la formation de "la Commission nationale pour la réforme et le développement du cinéma et de l’audiovisuel" qui est, semble-t-il, ouverte à tous les protagonistes : producteurs, distributeurs, exploitants, techniciens et associations cinématographiques, et qui a pour objectif d’étudier des problématiques, telles que production/ distribution-exploitation/culture cinématographique /rapport cinéma-télévision/formation et organisation du métier/industrie cinématographique/fiscalité/Centre national du cinéma et de l’audiovisuel.

Cette commission aurait dû remettre son rapport au mois de juin dernier, le soumettre au débat et en tirer les lois qui régiraient le secteur. L’on attend encore! Concernant le travail des techniciens étrangers sous nos cieux et surtout dans le domaine de la publicité qui reste le seul secteur vraiment lucratif et un vrai gagne-pain pour les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, le syndicat des techniciens a réussi à faire appliquer des lois qui existent déjà dans le code du travail et ainsi protéger les droits des techniciens. C’est un objectif parmi tant d’autres que la commission pour la réforme et le développement du cinéma et de l’audiovisuel, le ministère de la Culture et sa direction du cinéma, les syndicats et associations doivent revoir et examiner de près, pour une réelle restructuration du secteur et l’organisation des différents métiers.

Et même si pour les JCC 2010 nous pourrons compter quatre longs métrages, voire plus (La Berceuse de Raja Amari, Vivre ici de Mohamed Zran, La Dernière heure de Ali Labidi, L’avenue des palmiers blessés de Abdellatif Ben Ammar, Le dernier mirage de Nidhal Chatta, Ezziara de Naoufel Sahib Ettabaâ, Le Royaume des fourmis de Chawki Méjri…) et que certains d’entre eux seront sélectionnés dans des festivals étrangers. Et même si des jeunes cinéastes continueront à faire des courts métrages qui confirmeront la naissance d’une nouvelle vague et l’impulsion d’un nouveau souffle créatif, la crise du secteur demeure une crise d’organisation et de structure à laquelle il faut remédier d’une manière claire et définitive.

Asma DRISS

 

La Presse du 13-10-2009

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

< Précédent   Suivant >


Actualité en contenu

Appel à films - Semaine de la Critique Internationale du Caire (Egypte)

  Date limite : 09 Septembre 2014.

Films concernés : 1er ou 2ème Long métrage (film de plus de 60 minutes) du monde…     Lire la suite...

Vos critiques

Critique de la semaine

Dowaha, de Raja Amari
Par Hédi Dhoukar

Bande annonce

 
 

Warda de Mahmoud Jemni

cinematunisien.com sur facebook

Rejoignez notre groupe cinematunisien !

CINE CLAP

Tournage Chronique d’une agonie, un nouveau film de Ayda Ben Aleya

Mahrez KAROUI - (La Presse).
 Rêves et désenchantement

On n’a pas encore eu…     Lire la suite...

Powered by  MyPagerank.Net