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Ce qui reste de l’art Version imprimable Suggérer par mail

 Qui a suivi la chronique récente de l’Hexagone a sûrement entendu parler du rappeur Orelsan. Orelsan a provoqué un tollé en diffusant sur le web une chanson aux accents vengeurs contre «les femmes infidèles».


Pour beaucoup, c’est une apologie de la violence sexiste. «A bannir d’office».
Pour bien d’autres ce n’est qu’une «chanson de fiction». A n’entendre qu’au second degré.
On ne prendra pas position, ce n’est pas notre propos ici.

Mais une réplique de Orelsan nous intéresse tout particulièrement. Elle dit, en réponse aux détracteurs : «L’art n’est tout de même pas un bouquet de fleurs!».

Voilà un bon sujet de débat : jusqu’où peut aller la liberté de l’artiste? Va-t-elle au-delà des limites morales ou sociales? Ou est-elle comme toute chose convenue en société?
L’affaire Orelsan nous ramène, implicitement, à une question essentielle : pas seulement à celle de la liberté de l’artiste (qui doit toujours être posée, discutée) mais encore, de notre point de vue, à celle de l’importance des idées dans les Arts.

L’humain, essentiel


Qu’entendre par idée dans le discours artistique?

Simplement, nous semble-t-il, ce qui, à travers l’émotion de la beauté musicale, picturale, théâtrale, etc. peut être utile à nos vies.

Qu’entendre, au surplus, par utilité?

Sans doute, croyons-nous, ce qui nous est essentiel. Pas «le menu quotidien», les «petites choses pratiques», nos «petitesses naturelles», nos banalités (celles-ci, généralement ont mal à s’élever à l’expression) mais nos questions existentielles, vitales, celles qui ont rapport avec l’humain universel : naître, vivre, s’en aller, osciller entre l’être et le groupe, choisir sa voie, réfléchir à sa finitude, à sa postérité.

Autant de thèmes que nous réchignons à affronter de nous-mêmes (parce que c’est dur à soutenir, parce que c’est trop compliqué), mais que le génie des philosophes, des écrivains, des grands peintres et des grands musiciens parvient à insérer subrepticement dans nos loisirs, à travers le simple spectacle de théâtre ou de cinéma, à travers l’écoute d’une chanson, la vision d’un opéra, la lecture d’un livre, etc.

Disproportion


Un de nos metteurs en scène de théâtre s’exprimait l’autre soir sur une chaîne privée. Il parlait d’un drame amoureux. Trop sérieux à notre goût. L’amour dans le couple est utile au couple, rien à redire. L’impression néanmoins est que lorsque d’aucuns en discutent, c’est comme s’ils en faisaient un plat. Disproportion : c’est le mot qui nous vient à l’esprit.

Mais on songe aussi au théâtre de Shakespeare, à celui de Ionesco ou de Beckett. Pourquoi sont-ils supérieurs? Parce que, précisément, ce sont des théâtres qui, en évoquant nos petites choses quotidiennes, se hissent vite aux questions vitales. D’où leur longévité, leur universalité, leur immortalité.
Nous aimerions poursuivre avec l’exemple de la chanson en vogue. Que de futilité pour rien là aussi.  Mais il y faudrait des études entières. Et encore : il y aurait des millions et des millions de jeunes auditeurs et spectateurs arabes dans  l’autre camp. Durs, très durs à persuader.

 

 

Par Khaled TEBOURBI    

La presse    
 

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