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Hassan Hosni : la star des " seconds rôles " ! Version imprimable Suggérer par mail
http://www.letemps.com.tn/upload/p-cult-n-2-2cl29-06-2009.jpgC'est incontestablement l'acteur égyptien qui tourne le plus de films et de feuilletons depuis plus d'une décennie. Les cinéphiles et les téléspectateurs arabes sont devenus très familiarisés avec cette vedette qui pourtant ne joue le premier rôle que dans très peu de productions. Presque pas connu à l'époque où il avait encore ses cheveux, Hassan Hosni va voir sa cote monter en flèche dans les années 90 et 2000.

 Plus de 30 films entre 2000 et 2009 sans compter la dizaine de séries télévisées où il a joué également. Venu assez tard dans le monde du cinéma et de la télévision, il campe surtout des rôles d'adultes et de pépères. Dans son répertoire, on lui trouve des emplois multiples qui vont de l'industriel véreux au omda corrompu en passant par le cacochyme nostalgique et désabusé. Ce sont surtout des rôles comiques que les réalisateurs lui attribuent. Les personnages qu'il incarne sont très proches du héros principal et apportent au film une dose conséquente d'humour ou de tendresse et souvent les deux ensemble. Hassan Hosni excelle lorsqu'il joue le coléreux attendri ou le vieux lucide. Ses traits trahissent plus de bonhomie et de candeur que de velléités malfaisantes, mais il arrive toujours à réussir les rôles de méchants qu'on lui confie. A 76 ans, il étonne par cette omniprésence que ne supporteraient physiquement pas ses cadets de 50 ans. Il est sur tous les plateaux et tourne une dizaine de films et de feuilletons par an.

 

Le bonheur d'être second rôle

Dans cette ubiquité artistique, il rappelle les non moins célèbres Abdessalam Nabolsi et Ismail Yassine des années 50 et 60 qui, quand ils ne se partageaient pas la vedette dans un film, se relayaient pour figurer dans la distribution de tous les autres. Pour s'assurer une certaine longévité au cinéma et à la télévision, il vaut mieux en effet jouer les seconds rôles que les premiers. Tous les acteurs avec qui ces deux comiques égyptiens ont tourné n'ont pas le tiers de leur répertoire. Il en va de même pour Hassan Hosni qui accepte sans doute plus facilement que d'autres de négocier son cachet. Ce n'est pas qu'il sacrifie la qualité au profit du nombre, mais l'acteur c'est comme l'usine, quand ses machines ne tournent pas c'est mauvais signe pour l'entreprise. L'acteur au chômage est lui-même un sujet de film dramatique. Tout récemment, un acteur turc s'est donné la mort parce qu'il n'avait plus la cote auprès des producteurs et des metteurs en scène. Si bien qu'il n'avait plus de quoi vivre ou survivre. L'option de Hassan Hosni est à cet égard salutaire si notre suicidé l'avait faite sienne. Il aurait garanti des liquidités à longueur de carrière et ne se serait pas trouvé sur la paille incapable d'honorer ses dettes et toutes ses autres obligations personnelles et familiales.

 

Le plus dur, c'est de...durer !


  Sur la liste des acteurs de second rôle qui se sont contenté de ce rang, on pourrait rappeler les noms de Houcine Riadh, Siraj Mounir, Hassan Fayeq, Ahmed Abdelwareth, Wided Hamdi, Zinet Sedqi, Mohamed Awadh, Mohamed Chawqi, Mohamed Ridha, Wahid Seif. Adel Imam lui-même fit longue carrière en tant qu'acteur de second rang avant d'accéder au statut de tête d'affiche. C'est une chance pour lui parce que d'autres acteurs ont fait le parcours inverse : propulsés prématurément au firmament des stars, ils en chutèrent aussi vite et durent, après avoir longtemps broyé du noir, se contenter d'un second rôle ou d'une figuration aux côtés de ceux-là mêmes à qui ils faisaient naguère de l'ombre. Ainsi en fut-il par exemple de Tahiya Kariouka, Maryem Fakhreddine, Zahret el Oula, Mohsen Sarhane et Omar el Hariri. Ce type de déchéance est dur à supporter pour les artistes ambitieux et convaincus de leur talent. Mais dans le " star system ", il faut s'attendre à toutes les voltes-faces de la part des producteurs et du public. Aucune vedette n'y est inamovible ni irremplaçable. Et quand la chance vous sourit au casting, il vaut mieux la saisir pour tirer le maximum de profit de cette carrière désormais plus fugace que les embellies dans le climat sibérien. Aujourd'hui, Hassan Hosni est une star qui dure parce qu'il se produit à l'ombre des acteurs qui aiment voir leurs noms en énormes caractères au sommet de l'affiche et qui posent conditions après conditions aux réalisateurs. Son nom à lui apparaît à peine entre ceux des techniciens, mais il n'en a cure. Les autres s'en vont, lui, il demeure ! Parmi ses films les plus récents, on peut citer Akher kalam (2009), Halet hob (2008) Ayazone (2007), Assad wa 4 qitat, Ahlam el fata attayech (2007) et Jaalouni Moujrimane (2006). Les dernières séries télévisées où il a joué sont  Liqaa alal hawa (2004), Ahla el awqat (2004) et Malak rouhi (2003).

Badreddine BEN HENDA          
 

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