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Des enfants miracles aux vieux médiocres Version imprimable Suggérer par mail
http://www.letemps.com.tn/upload/N3-1col-culture16-06-2009.jpgNous avons visionné il y a quelques jours la cassette d'un film relativement récent fait en réalité de douze courts-métrages sur le racisme en France. Il avait pour titre Pas d'histoires, et parmi les œuvres qu'il permettait d'apprécier, il y en avait qui étaient interprétées par des enfants qui avaient entre 6 et 12 ans.

En les regardant jouer avec autant de naturel et de maîtrise les rôles difficiles et complexes qu'on leur avait attribués et qui plus est face à des acteurs adultes chevronnés, nous ne pûmes que nous laisser emballer par leur merveilleuse prestation et applaudir le choix courageux des réalisateurs qui leur ont fait confiance. Pour ne citer que les films que nous avons le plus admirés, nous donnerons l'exemple de Mohamed de Catherine Corsini, Pimprenelle de Yamina Benguigui et Pas d'histoire de Philippe Lioret.

 

Où sont partis les " enfants miracles " ?


La réussite de ces " pupilles " nous a remis en mémoire le jeu stupéfiant de trois bambins, héros d'un film sur la guerre contre l'Irak projeté à Tunis il y a quelques mois à l'occasion d'un hommage au cinéma iranien. L'un d'eux n'avait pas encore ses 4 ans et parvenait pourtant à nous émerveiller et à nous émouvoir. C'était pour de vrai " l'enfant miracle ", expression qu'on a longtemps galvaudée à propos de jeunes acteurs apparus dans des productions égyptiennes et dont on n'a que très rarement retrouvé la trace dans des œuvres ultérieures. Dans les feuilletons et films tunisiens, les acteurs de cet âge sont nombreux mais leur expérience cinématographique est souvent de courte durée. Certains (c'est euphémique, croyez-nous) ne sont engagés que pour faire plaisir à des proches adultes qui jouent dans le film ou le feuilleton ou bien qui font partie de son équipe technique. Malgré cet arbitraire dans le casting les concernant, les enfants retenus réussissent à tirer leur épingle du jeu contrairement à certains " seniors " consacrés.

 

Se bonifier au lieu de stagner


Nous aimerions, à ce sujet, remarquer que les plus de 50 et 60 ans parmi nos acteurs et nos actrices ne sont pas toujours convaincants. Il en est qui ratent systématiquement chacune de leurs apparitions et qui donnent l'impression de ne jamais avoir mis les pieds sur un plateau de tournage auparavant. Ce n'est point la faute au metteur en scène qui les dirige, mais ces cabotins ont commencé nuls et terminent médiocres. A revoir leur parcours, vous ne leur trouvez pas une seule prestation remarquable. On fait appel pourtant à leurs services par complaisance voire par " charité " pour des rôles mineurs qu'ils ratent aussi lamentablement que les précédents. En Egypte, et dans les films occidentaux, il est extrêmement rare qu'un acteur " stagne " aussi longuement. Yahia El Fakharani d'il y a 20 ans est un nain devant l'époustouflant comédien qu'il est devenu aujourd'hui. Youssef Chaabane version 2000 est un monstre sacré de la télévision après avoir longtemps été un acteur de second rang. On peut en dire autant de Hessine Fahmi, de Farouk Fichaoui et de plusieurs autres qui se sont bonifiés  avec l'âge.

 

Vaut mieux tard que jamais !


Chez les Français, Jean-Pierre Richard ne se contente plus de ses pitreries et simagrées de ses débuts au cinéma. Michel Galabru montre à près de 80 ans l'étendue de ses talents et une extraordinaire faculté d'adaptation qui lui permet de jouer merveilleusement bien des rôles complexes et nouveaux.  Jean-Pierre Marielle avec son nouveau physique de patriarche fait un tabac au théâtre comme au cinéma. C'est qu'à l'origine tous ces artistes avaient l'étoffe de grands acteurs et n'attendaient que l'occasion de le prouver. De plus, ils ont appris durant leur carrière que la fatuité et la suffisance sont leurs pires ennemis. A tout âge, ils travaillent et retravaillent leur jeu, avec chaque réalisateur et à l'occasion de chaque nouveau tournage, ils cherchent à enrichir leur expérience en apprenant de nouvelles leçons et en puisant au fond d'eux-mêmes pour extérioriser des qualités insoupçonnées. Un césar, une palme d'or, un oscar et toute autre consécration ne les leurrent jamais ni ne les bloquent. Ils considèrent la distinction reçue comme un couronnement qui incite à mieux faire, non à s'arrêter d'évoluer ! Chez nous, les vétérans deviennent avec le temps la caricature d'eux-mêmes et au théâtre comme à la télévision et au cinéma, ils se font tout petits devant leurs cadets de 30 et de 40 ans. Peut-être qu'ils n'étaient pas faits pour le métier d'acteur ; peut-être ont-ils été parachutés dans ce domaine comme des élèves mal orientés qui en plus ne font rien pour s'améliorer ; peut-être devraient-ils tirer leur révérence après tant de prestations décevantes. Ce n'est pas grave qu'ils le fassent maintenant, car il vaut mieux tard que jamais !

 Badreddine BEN HENDA             
 

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