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Le réalisateur marocain, Ahmed Boulane : «Le cinéma tunisien se portait bien dans les années 90» Version imprimable Suggérer par mail

 

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«Les anges de Satan» de Ahmed Boulane est actuellement dans les salles le Mondial, El Manar et la Marsa. L’occasion de donner la parole à Ahmed Boulane, son réalisateur.

- Votre film a été produit en partie par un Tunisien, Néjib Ayed. ça n’arrive pas tous les jours, n’est-ce pas ?

 


ça arrive depuis 20 ans déjà. Dans les années 90, Hassen Daldoul et Bahaeddine Attia ont coproduit avec les Marocains Abderrahmane Tazi et Farida Ben Yazid. Kalthoum Bornaz a coproduit avec Fessi Fehri. En l’an 2000 quatre ou cinq films tunisiens ont été produits par le Maroc, tels que ‘’Khochkhach’’ de Salma Baccar. Néjib Ayed, ces dix dernières années, a commencé à s’intéresser aux films marocains côté production. Pour mon film il a mis le paquet et c’est son propre argent non pas déniché ici et là par la subvention. La production c’est bien mais on espère voir des films Marocains distribués en Tunisie. Il y a beaucoup de sujets traités par les marocains qui concernent les Tunisiens et vice versa. Il faut repenser les choses dans ce sens.


Est-ce le cas des «Anges de Satan» ?
Tout à fait. Mon film a été d’ailleurs projeté en Inde quatre fois, en Espagne et prochainement en Allemagne. ’’Les anges de Satan’’ est un film ‘’très urbain’’ pour plaire à certains distributeurs étrangers. Pas trop exotique aussi pour l’Occident pour être adopté illico. Mon film parle d’une frange de jeunes tiraillés entre une soif de liberté individuelle et les contraintes d’une société conservatrice. Je reviens sur le procès de 2003 à Casablanca. Une affaire qui avait soulevé l’opinion publique et mobilisé la société civile.


On a l’impression que vous vous acharnez contre l’Islam. Il est montré du doigt comme si c’était le bouc émissaire du mal qui sévit dans la société ?

Je n’ai pas de problèmes avec l’Islam. C’est une religion qui existe depuis maintenant plus de 14 siècles. Je suis contre les gens qui se prennent pour les avocats de l’Islam. J’ai juste relaté la réalité : ces musiciens ont été arrêtés par la police et condamnés par la justice à des peines allant de trois mois à un an de prison pour «ébranlement de la foi musulmane» et «satanisme». J’ai parlé plutôt de l’injustice et de la liberté d’expression.


Comment se porte le cinéma tunisien, selon vous ?

Il se portait bien dans les années 90. Les Marocains étaient jaloux des Tunisiens qui perçaient grâce à un langage cinématographique qui plaît et dérange à la fois. Produire entre 1 et 3 films par an, c’est très peu pour un pays comme la Tunisie. Maintenant le cinéma tunisien s’est renfermé sur lui-même en se contentant de concocter une image exotique du pays et les choses n’ont pas changé depuis. Il y a une génération de jeunes réalisateurs qui ne cherchent pas à copier leurs prédécesseurs et donc apporté un souffle nouveau au cinéma de chez vous. Au Maroc notre cinéma est plutôt en bonne santé. On réalise entre 12 et 15 films par an. L’avantage de notre cinéma est que les productions sont subventionnées en partie par les recettes publicitaires sur nos chaînes nationales et celles des factures de l’électricité.


Est-ce qu’il y a encore des sujets tabous dans votre cinéma ?

Le Roi ne doit pas être évoqué d’une manière directe. Même chose pour la religion. Le Maroc est resté un pays conservateur et la question de la liberté de la femme est toujours d’actualité. J’ai remarqué que la femme tunisienne est plus présente dans la société que la Marocaine. L’autre jour, j’étais à une pièce de théâtre d’un ami tunisien. Dans les deux premières rangées, il n’y avait que des femmes. Elles s’intéressent à la culture et sont présentes partout, c’est très bien.

Mona BEN GAMRA

Le Quotidien

 

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