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AALP - ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES DU LYCÉE RUE DU PACHA Version imprimable Suggérer par mail
Association des Anciennes élèves du Lycée Rue Du Pacha (AALP)
 
Dossier préparé par Par Ilhem ABDELKEFI       

Responsable du ciné-club       


L’association est créée le 24 décembre 1983. Quelque mois plus tard, le 10 mars 1984, elle prend le nom d’«Association des Anciennes élèves du Lycée Rue Du Pacha»  (AALP) dont la devise est «Authenticité, Intégrité, Solidarité, Persévérance». Une revue «Moultaka Al Ajiel» voit le jour le 29 novembre 1984.

 

Les objectifs de l’AALP sont énoncés dans son statut comme suit :

1- Organiser, coordonner et faciliter le contact entre toutes celles ou ceux qui ont poursuivi leurs études au lycée Rue du Pacha.

2- Organiser diverses activités culturelles, sociales et sportives au profit des élèves du lycée.

3- Nouer des relations entre cette association et des associations similaires en Tunisie ou à l’étranger, dans le but d’organiser des activités communes.

4- Editer une revue.

Son local se trouve au 29, rue des Libraires (Al Koutbia) dans la Médina de Tunis (à côté de la mosquée Ezzitouna).

Ses activités sont sociales (parrainage d’une école, distribution de prix, d’aides aux écoliers et aux lycéens démunis) et culturelles (excursions, séminaires, conférences, rencontres gastronomiques (art culinaire), clubs du livre et de cinéma…)

 

L’Association des Anciennes du Lycée de la Rue de Pacha (AALP) a élu domicile à la Tourba Bachiya qui, comme le notent tous les observateurs, demeure un des plus beaux monuments de la médina de Tunis du XVIIIè siècle.

 

http://www.cinematunisien.com/images/b3.jpg

 

Elle fut en effet construite en 1752 par le deuxième souverain husseïnite Ali Pacha (voir encadré plus loin). Le chroniqueur tunisien Mohamed Seghir Ben Youssef, dans son livre «Tarikh al-Mashra’al-Mulkî fi saltanat awlâd Ali al-Turkî» composé en 1763-1764 (traduit en français sous le titre Chronique tunisienne (1705-1771), éditions Bouslama, Tunis, 1978), écrit à propos d’al Bachiya : «La tourba était surmontée d’un dôme immense et décorée à l’intérieur de marbre de couleur d’un grand prix, de carreaux de faïence ornés de dessins aux couleurs pures et brillantes et de plâtres sculptés. Ce monument avait un grand cachet de beauté et inspirait l’admiration ; c’est là qu’il (Ali Pacha) fut enterré».

L’universitaire Ahmed Saadaoui a récemment décrit ce monument dans son livre «Tunis, ville ottomane» (CPU, Tunis 2001) comme suit : «La tourba est desservie par une porte qui se trouve au bout de la rue des libraire. Précédée d’un escalier à trois marches, celle-ci est également inscrite dans un encadrement en marbre et surmontée d’une inscription», celle d’un texte funéraire « gravé en creux puis incrusté de plomb sur une dalle de marbre rectangulaire scellée au-dessus du linteau de la porte ouvrant dans les souks des libraires. Elle compte six lignes en cursive orientale, chaque ligne est scindée en deux parties enfermées dans un cartouche tracé comme le texte. Réalisée avec des caractères moyens, cette écriture est d’une belle inscription » dont voici le texte  (traduit) :

1- Au nom de Dieu le bienfaiteur, le miséricordieux.
2- Que soit dédié à Dieu, ce mausolée qui a les aspects d’un verger, sa lumière rayonnante brille sur les alentours.
3- L’admiration de cette œuvre magnifique, compense une randonnée dans les vergers et les jardins.
4- Un grand homme est (inhumé) en ces lieux, il est généreux comme la mer.
5- La grâce du Maître lui a été accordée, elle enveloppa son corps comme un linceul.
6- Le pacha Ali b.Mohamed érigea un sabîl, de son vivant, pour que les hommes s’y désaltèrent.
7- Lorsqu’il fut achevé, après son décès, je l’ai daté : «Ce mausolée excella par la science et le Coran». L’année 1170/1756.

 

http://www.cinematunisien.com/images/b1.jpg

On accède à la salle funéraire par une entrée avec des banquettes qui donne elle-même accès à un patio à portiques. Ce patio est carré avec des colonnes de marbre et les murs sont revêtus de panneaux de céramique de Kallaline ainsi que de marbre italien. Quant à la salle funéraire, son extérieur comprend une coupole hémisphérique, de type ottoman, «percée de jour et est couverte de tuiles plates émaillées» (Saadaoui). La calotte de la coupole est revêtue de panneaux de stucs transformant le plâtre en une véritable dentelle dont le motif est fait de rinceaux serpentiformes et de feuillages polylobés entourant une étoile octogonale. Les murs de la salle sont couverts de marbre polychrome italien et ses colonnes de marbre groupées par trois aux quatre angles de la pièce sont effilées et couronnées par des chapiteaux à volute.
Au-dessus des murs, sur une frise, sont gravés les noms de Dieu.
La tourba compte huit tombeaux de Ali Pacha, de son frère Mourad et de ses descendants.
Aujourd’hui, ces tombeaux n’existent plus.


Monument historique classé, elle fut rénovée dans les années 80 et devint le local de l’Association des Anciennes du Lycée de la Rue du Pacha..


ALI PACHA OU LA PASSION DES LIVRES ET DES CONSTRUCTIONS


http://www.cinematunisien.com/images/b2.jpgAli Pacha (30 juin 1688 - 26 septembre 1756), fils de Med b.Ali, fils de Ali et-Turki et frère de Husseïn b.Ali, est le deuxième souverain husseïnite qui régna durant 21 ans (1735-1756) et mourut d’une mort violente (par strangulation).
Il avait, dit-on, deux passions : les livres rares et les constructions. Les chroniqueurs ont relevé sa passion pour les livres qu’il collectionna. Ali Pacha, écrit Ahmed Saadaoui, « était, en outre, à l’origine d’importantes réalisations architecturales et urbanistiques». Le chroniqueur M.S.Ben Youssef écrit que «dès le premier temps de son règne : «il conçut le projet d’élever des constructions dignes d’exciter l’admiration, fit venir les principaux architectes et leur dit qu’ils ne pourraient plus travailler que pour lui pendant le reste de leur vie, ainsi que les peintres, les sculpteurs, les maçons et les charpentiers les plus habiles dans leur art».
Charles-André Julien écrivait que Ali Pacha «répondit aux besoins du pays, en construisant surtout des écoles. Parmi ses médersas, inspirées des médersas égyptiennes dans l’association des locaux d’enseignement, du tombeau du fondateur et d’une fontaine publique, la plus intéressante par son plan est la bachia de Tunis. Il enrichit aussi l’ancien palais hafçide du Bardo de salles décorées parfois à l’européenne et disposées autour de deux cours à portiques». C’est à lui qu’on doit les quatre médersas de Hawanit Achour (Achouria, 1746), Slimaniya (édifiée, en 1753-1754, à la mémoire de son fils préféré, Slimane, mort empoisonné par son frère Mohamed), Bachiya (1752-1753) et Bir al-Hijar (achevée en 1756 après l’assassinat de Ali Pacha, par son gendre Rajeb ben Mami).


Ahmed Saadaoui note que «Ali Pacha est le souverain qui avait construit le plus de madrasa-s, pendant toute la période ottomane ( …). Tout ceci confirme un penchant certain qu’avait le Pacha pour les choses de la culture et de l’instruction». Ce bey édifia des constructions civiles, religieuses et militaires. C’est sous son règne que furent construits différents borjs tels que le fort de Sidi-Belhassen ou encore le borj de la Rabta. Ali Pacha était, selon Charles-André Julien, «d’une ombrageuse indépendance. Il le montra aux consuls, à qui il signifia qu’il voulait être maître chez lui. (…) si bien qu’il «obligea le consul de France à se soumettre au cérémonial du baise main (9 novembre 1742)».


Fait prisonnier par les Algériens, Ali Pacha est déposé le 2 septembre. Ramené à Alger enchaîné, il est étranglé par des partisans de son cousin. Le chroniqueur Ben Youssef rapporta que «lorsque le pacha (…) fut pris et amené devant le bey de Constantine, ce dernier lui mit les fers aux pieds, le fit déposer sous une tente et lui envoya dire de livrer ses trésors pour acheter sa vie. Il répondit qu’il avait vidé ses caisses en élevant de hautes constructions…».

 

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