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AMEL SAFTA Version imprimable Suggérer par mail

 La figure d’une battante

Pour présenter Amel Safta, trouver des mots à l’échelle du réel, des mots forts, couleur de tous les jours n’est pas évident. Une âme curieuse, une pugnacité et une forte personnalité transcendent son regard. C’est une femme au chagrin bizarre : n’est ce pas celui d’une artiste qui accueille enchantée les moments de bonheur et qui encaisse avec une sensibilité non révélée le lot de malheur que la vie réserve pour chaque humain. Elle a connu l’extraordinaire de l’amour et ses déceptions, le sensationnel de l’art sous ses différentes formes et ses limites, mais aussi la véhémence d’un corps sain qui un jour vous lâche.


Enseignante, comédienne, poète, journaliste, traductrice, actrice… Amel  à plusieurs cordes à son arc.

Les souvenirs : chaîne lourde, mais harmonieuse, avançaient avec le poids des années, et le plus lointain d’entre eux devenait soudain le plus proche. Déjà la cinquantaine dirions-nous ! Et une existence passée à la quête du savoir, de la reconnaissance, d’aventure en aventure, à l’afflux de l’absolu. Le destin, elle le sentait toujours approcher : tout en elle était aux aguets comme se préparant à recevoir le coup, terrible, écrasant, tout-puissant, bonheur ou malheur.

Un curriculum d’exception :

Amel Safta ou madame «Khaouther El Abed» dans le récent feuilleton ramadanesque «Elayali elbidh», est née en 1957 à Benghazi en Libye, ensuite, elle passa quelques années à Monastir. Elle rejoignit un peu plus tard l’école primaire de Ben Arous puis celle de la rue de Marseille à Tunis ou elle a terminé ses études primaires avant d’atterrir au Lycée de la rue de Russie ou elle a accomplit ses études secondaires.
Une fois le  Bac en poche, en 1980, elle opta pour des études théâtrales au centre d’arts dramatiques. Juste après, elle partit explorer d’autres lieux du monde en choisissant les bancs de la Sorbonne pour continuer ses études, d’où elle décroche un diplôme d’étude approfondie en théâtre.

En parallèle avec ses études supérieures, elle a effectué plusieurs stages pratique pour enrichir ses expériences : danse orientale, clown, art du comédien, Yoga…
Tenace, audacieuse et pleine d’énergie Amel a touché à l’époque à d’autres domaines. Même le sport, elle en raffolait : l’hippisme, l’équitation (une discipline dans laquelle elle a obtenu une médaille à Paris), l’escrime, elle a presque tout essayé. Surprenante. Non !
A l’époque Amel avait entre autre parmi ses camarades au bahut : Juliette Binoche, François Toumarkine, Franck Lapersonne… Elle n’avait rien à leur envier. D’ailleurs la jeune tunisienne ne s’est pas contentée d’étudier en France puisque elle a profité de sa présence au pays de Moliére pour entamer une carrière artistique très riche. Ainsi elle a eu son premier rôle au théâtre dans la pièce de Line Hetchwel «La fiancée de l’eau», après elle a participé avec  un rôle au cinéma à travers le film «La lune est menteuse» du réalisateur grec Costa Kekiménis.

A la fin de ses études réussies et à son retour en Tunisie, Amel est devenue en 1990, professeur d’enseignement artistique, spécialité théâtre. Elle a enseigné quelques années à Bizerte puis à Mateur avant d’intégrer durant l’année universitaire 97-98 l’institut supérieur d’animation et de culture de Bir el Bey en tant que professeur d’enseignement secondaire détaché avant d’atterrir à l’institut  des Beaux Arts de Tunis où elle a enseigné différentes matières tel que le français, l’écriture scénique et l’histoire du costume. 
 Et ses escapades dans les différents instituts du pays continuent avec l’institut supérieur d’art dramatique en 1999 pour enseigner le français, l’anglais, la dramaturgie, l’analyse du film et le maquillage. En 2001, elle a demandé à travailler à l’institut supérieur des sciences humaines pour donner des cours de cinéma et de théâtre classique et contemporain, puis le français et la traduction en 2006.

L’art, une passion d’antan :

Chevauchant entre les multiples activités qu’elle s’emploie à mener à terme, Amel s’est aussi essayé au journalisme en se spécialisant petit à petit dans la critique culturelle. Bien qu’elle a écrit dans de divers titres, c’est dans la revue Réalités qu’elle a fait la majeure partie de sa carrière de journaliste.

En parallèle, la femme aux multiples facettes a donné des conférences prônant pour objet la musique ou encore la cinématographie.
 Naissant de sa volonté à faire vibrer la lumière dans les mots, la poésie est pour Amel Safta  un  pèlerinage de l’esprit. Et c’est pour cela, qu’elle s’est aussi spécialisée dans cet art. En arabe ou en français, elle a plus de 300 poèmes à son actif. Quand l’inspiration lui faisait défaut, elle se réfugiait dans la traduction.

La comédienne qui devient actrice

Par la force des choses celle qui s’est formée pour être comédienne s’est retrouvée actrice presque spécialisée dans les fictions télévisées.

Sa première apparition fut en 1989 avec Abderrazzak El Hammami dans la série policière «Ebhath maâna» avant de collaborer avec le réalisateur Moncef Ltaïf et Raouf Ben Yaghlane dans «Foulen» et Lamine Nahdi dans «Arbouliks».

Douée et très professionnelle Amel a convaincu les plus grands réalisateurs pour leur offrir l’opportunité de participer à leurs feuilletons. Ainsi elle a travaillé avec Abd El Khader El Jerbi , Hamadi Arafa, Habib Msalmani, Haj Slimane dans des œuvres qui resteront gravées dans l’histoire des fictions tunisiennes tel que «Al Asfa», «Al Hassad»,«Mal wa Amel», «Ayam adia», «Warda», «Charâ el hob», «Ghada»…

Forte de ses succès, Amel a été très sollicitée pour faire des spots publicitaires et devenir l’égérie de certaines marques tel que «L’Epi d’or».

Malgré cela, l’actrice n’a pas oublié son premier amour le théâtre ou elle s’exprime le mieux. Cela s’est surtout passé lors de quelques périodes creuses durant lesquelles certaines rumeurs ont faire croire aux réalisateurs qu’Amel s’est réinstallé en France.  A l’époque et pour ne pas perdre de temps, elle n’a pas raté les occasions qui lui ont été offertes pour participer à des pièces de grande qualité tel que «Don Juan», «Les Troyennes» ou «Les élégies de Jugurtha».

Sa carrière cinématographique n’a pas connu le même succès puisqu’elle s’est limitée  à quelques participations aux films «Sous le signe du poisson» avec Taoufik Erraiss et  à «Soltan Médina»…

Mais voilà, l’amour qui se cache et ne se cache jamais de la même façon, ou, l’amour naissant et inavouable car les obstacles auxquels il se heurte sont intérieurs, dans l’âme, à bien causé des problèmes à  notre vedette.

En fait, sa famille opposée aux métiers d’artistes sous toutes ses formes,  Amel  a dû se battre pour préserver sa passion, quitte à la choisir et affronter beaucoup de problèmes : «A une certaine époque j’ai beaucoup enduré de l’hostilité de mes parents par rapport à ce que j’aimais faire… Je me rappelle que j’ai dû me battre et j’ai souffert le martyr pour y arriver. A Paris quand j’étais étudiante j’ai  très bataillé  pour me construire. J’ai dormi dans des sacs de couchage, j’ai mangé des boites de conserve.  C’est peut être ces souffrances qui se sont répercutées sur ma santé actuellement», explique-t-elle.

Peut être se disait elle au fond : Ah ! En un autre lieu du monde, à un autre moment de temps, j’aurais été reine !
La vie quand elle nous fait voir de tout les couleurs :
Mariée et divorcée deux fois (sans avoir passé plus que quatre mois avec ses deux époux), cette femme avant tout, puise sa force au contact de ses proches et notamment sa mère avec qui elle vit actuellement. D’autant plus qu’elle connait aujourd’hui des moments difficiles que seul l’amour qu’on reçoit des autres et notre force de  volonté permettent d’adoucir. Et pour cause, le destin a voulu qu’elle découvre par hasard, lors d’un check-up habituel, qu’elle souffre d’une grave maladie.

Malgré cela, Amel a tenu avec beaucoup de courage à aller jusqu’au bout de son engagement dans le feuilleton «Elayali El Bidh». Bien que souffrante et dans un état critique, elle a insisté à  honorer ses engagements pour ne pas perturber le tournage. Mais ce qu’il faut mentionné, c’est que l’actrice a trop enduré sur le plateau en l’absence d’une assistance médicale ou même d’une boite à pharmacie dans les lieux du tournage. D’ailleurs, son entêtement à ne pas suivre les conseils de ses médecins lui a valu une hospitalisation après une infection qui a mal tourné (car le site  implanté pour injecter le traitement dans ses veines a été infecté) alors qu’un simple bout de compresse humide sur le lieu du tournage aurait pu éviter.

Mais malgré la maladie et son traitement Amel continue comme à son accoutumé son bonhomme de chemin avec beaucoup de courage et de persévérance. La connaissant de prés, nous sommes persuadés qu’inchallah, son tempérament de battante vaincra la maladie.

 

 

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