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Festival international du film de Rotterdam Version imprimable Suggérer par mail

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La nouvelle centralité de la production turque

Le jeune cinéma turc était à l'honneur lors de  cette 38ième session du festival de Rotterdam.

Avec la consécration internationale de  Nuri Bilge Ceylan( prix de la mise en scène au festival de Cannes pour «  trois singes ») , et  à un degré moindre celles de Yesim Ustaoglu ( grand prix du festival de San sebastian),

  et de Samih Kaplanoglu ( en compétition officielle à Venise pour « lait » ), le cinéma d'auteur turc passe par une période faste qu'il n'a jamais connue jusqu'à présent. Il y eut Guney et sa palme d'or à Cannes, Kavour qui  s'est fait une petite renommée mais à aucun moment le cinéma turc n'avait enfanté d'autant d'auteurs en une même période. Dervis Zaim, Réha Erdam, Zéki Demirkubuz et Serdar Akar complètent la liste des cinéastes turcs quadragénaires qui comptent à leur actif,au moins trois longs-métrages et dont la renommée est aujourd'hui internationale. Nous parlons ici d'un cinéma indépendant, fragile qui ne draine probablement pas grand monde en Turquie, le grand public étant féru de blockbusters nationaux qui revendiquent plus de cinquante pour cent de parts de marché.

 De l'hommage au jeune cinéma turc, il nous a été donné de voir deux films de réalisateurs confirmés et deux films de jeunes réalisateurs. Avec « Pandora's box », son   troisième long- métrage,

 Yesim Ustaoglu s'attaque à la question de la famille et de la transmission, thèmes déjà abordés quoique de manière différente dans «  en attendant les nuages » .Le retour d'une mère amnésique auprès de ses enfants à Istanbul ravive les blessures du passé. La  mère magistralement incarnée par Tsilla Shellton devient un poids pour sa fille aînée, elle-même confrontée à la fugue de son fils, adolescent rebelle. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, la mère fugue et bouleverse la vie plutôt bien rangée de sa file aînée. Retrouvée par son petit fils, la vieille dame trouvera refuge chez son plus jeune fils, qui mène une vie de bohème en dehors de toute réalité. Cette intimité dans l'anarchie entre trois générations, le petit fils,  son oncle et sa grand-mère  est un des moments les plus forts d'un film très tendre mais inégal.

Les ressorts dramatiques ont du mal par moments à convaincre et les partis pris de surdramatisation sont par moments très discutables. Il reste la prestation de Cilla Shilton inoubliable. Après deux films engagés, Yesim Ustaoglu infléchit sa trajectoire en optant pour un cinéma plus intimiste, plus lisse et c'est un peu dommage.

Fidèle à lui-même et à son cinéma, Samih Kaplanoglu explore dans le deuxième opus de sa trilogie « Œuf-Lait- Miel », les relations mère- fils. Si dans « l'œuf », le héros rentre à sa ville natale enterrer sa mère, Dans « Lait », Yusuf est un jeune paysan poète confronté qui hésite quant à l'attitude à adopter face à la relation établie par sa ( veuve par ailleurs) avec le facteur du village. Il se produit comme un envoûtement devant le cinéma de Kaplanoglu. A l'instar d'un Angelopoulos, le réalisateur travaille en plans séquence, en lumière naturelle. Attentif à la nature et à ses frémissements, traquant dans les visages de ses protagonistes les moindres inflexions, jouant sciemment sur la porosité des univers représentés en faisant coexister rêve et réalité, Kaplanoglu réussit à donner corps à l'intériorité de son personnage principal, à ce qui le mine et fait obstacle à son émancipation. Cette thématique de la filiation se retrouve dans le premier long-métrage de Seifi Teoman «  Summer Book ». Le style minimaliste et le point de vue changent et placent d'emblée le film sous l'autorité du Kiarostami d' «  Où est la maison de mon ami ». Un enfant mûrit l'espace d'un été à la faveur d'événements qui se produisent au sein de sa famille. Filmé à hauteur d'enfant, «  Summer Book » scrute avec justesse le quotidien d'un petit village, ses bonheurs et ses petits malheurs. Une chronique intimiste et douce pour un cinéaste prometteur.

S'il fallait situer le premier Long-métrage  d'Oacan Alper « Automne » dans le cinéma Turc, il serait quelque part entre l'esthétique de Samih Kaplanoglu sur les plans du rythme et de la lumière et les thématiques politiques des deux premiers films de Yesim Ustaoglu .

Un prisonnier politique retourne à son village après dix années, il essaie de renouer avec la vie à travers l'amitié et un amour improbable avec une prostituée Georgienne. Ce retour à la vie s'avérera impossible. Ce drame sombre et plutôt  bien mené, pèche par moments par un certain maniérisme avec des cadrages extrêmement recherchés dont la prouesse ne renvoie à rien de signifiant dans le film. Epousant un tempo lent et mélancolique, « Automne » est une méditation convaincante (en dépit de ses travers) sur les blessures de l'Histoire.

I. Z.

Source : Le Temps

 

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