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Mots d’après la guerre de Anouar Brahem au CinémAfricArt Version imprimable Suggérer par mail

http://www.lapresse.tn/images/news/detail_news/91222

 

 

Des mots, encore des mots, toujours des mots La salle de l’Africa continue à suivre sa vocation de salle Art et essai et c’est pour cette raison qu’elle mise, malgré vents et marées, sur des genres oubliés du cinéma. Une opération qui peut sembler kamikaze certes, mais qui a tout de même un public de cinéphiles.

Depuis la semaine dernière, on nous propose deux documentaires à l’affiche, Silence de Karim Souaki, un film incisif sur un sujet grave et délicat, un portrait touchant et poignant de «Jimmy», porteur du virus du sida et qui se bat au quotidien pour que la vie continue.

Le second film, Mots d’après la guerre, est un documentaire réalisé par le musicien Anouar Brahem dans l’immédiat de l’après-guerre du Liban, été 2006.

 

Qu’est-ce qui se passe quand un artiste-musicien, en l’occurrence, est bouleversé par une guerre ? Quand des artistes et intellectuels libanais et amis de Anouar Brahem se confient à sa caméra? Et quand une intimité s’installe entre eux pour nous livrer une parole qui reflète un désarroi et un état chaotique quasi permanent.

 

Mots d’après la guerre est, sans aucun doute, un élan du cœur, une succession de témoignages d’artistes libanais de générations et de confessions différentes, tous pris au piège d’un pays à l’histoire tumultueuse. Les mots sortent vrais et sincères de leurs bouches, les moments d’émotion sont réels et pour cause, mais il y a quelque chose qui manque.

A part ces entretiens qui varient entre l’analyse de la situation politique entre les différentes tendances et orientations, et le sens de l’engagement commun contre l’invasion israélienne d’un côté et le sentiment de peur et de détresse partagé par tous les intervenants, l’auteur du film était inexistant.

 

Il est vrai que la qualité des témoignages et cette intimité sont forcément provoquées par la présence de cet ami-musicien qu’on n’aurait pas pu avoir sans lui, mais son point de vue à lui manquait à l’ensemble.

 

La caméra est statique, distante, et l’auteur est resté effacé.

Le film est basé sur la force des témoignages et rien d’autre. Les images qui auraient pu donner un point de vue de l’auteur, une certaine approche personnelle, une émotion n’y étaient pas.

Il se peut que Anouar Brahem ait choisi la discrétion et l’humilité dans cette démarche, un parti pris qui nous a laissés sur notre faim et qui n’est pas sans risque. Trop d’humilité et de discrétion peuvent refléter une certaine froideur dans le traitement, une distance, peut-être, involontaire mais qui devient pesante à la longue.

 

Mots d’après la guerre est sans doute un film sincère, nourri par une motivation réelle, mais toute la sensibilité de cet artiste —Anouar Brahem — nous a échappés, elle reste très loin derrière la caméra et toute l’implication de l’auteur y est restée enfouie, voire refoulée.

 

 

 

Asma DRISSI     

 

Source : La presse    

  
 
  
 
  
 
  
 
 

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