Advertisement

Recherche

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

NOS PARTENAIRES

 
 
 

 

 

 

 


 


 

 

 
 
 
 

Films Tunisiens

Court métrage
Long métrage

Stats

Films: 524
Critiques: 2
Bandes annonce:
Commentaires: 302
Jaquettes: 0
L’art de créer : Touche pas à mon pote ! Version imprimable Suggérer par mail

La chose, on le sait, est sûre et elle est valable de tout temps depuis que le monde est devenu monde. C’est qu’on ne peut être créatif et au sommet de son art qu’au moment d’une ultime douleur.

Les meilleures œuvres que peut retenir l’humanité en son honneur sont donc celles qui viennent des tripes et du champ de bataille… et dont on voit le reflet sur toile, sur scène et sur écran… Quelques échos en marge de la guerre contre Gaza.


Les bombes sont en train de tomber encore à flots sur Gaza depuis le 27 décembre dernier et continuent avec une rare férocité, une rare intensité. Les enfants meurent sous les décombres du béton et sur les cadavres de leurs parents gisant dans le sang. De leurs maisons, les familles sont agressivement chassées par les colons. Le ciel n’est plus un ciel, la terre n’est plus une terre et la mer n’est plus une mer. Et l’oxygène n’est plus bon à respirer. Tout le monde s’est arrêté dans un silence de mort. Tout le monde est noyé dans le noir et pris par les assauts des flammes…Tout le monde, devant l’ampleur des tueries ne peut que se prosterner…
Mais dans ce paysage jalonné par les fleurs du mal, des voix se sont élevées. Une voix a commencé du Liban pour donner un ton à la douleur. «Odhran Gaza !» (Traduire : Pardon - ou Désolés- Gaza !) est le premier né artistique et culturel de l’année. C’est le premier jet dans le monde de la création en ces jours de deuil et de chagrin collectif. Mardi dernier, une jeune libanaise a écrit son texte. Un texte peuplé de douleurs qui parle du moment. Un texte qui raconte à chaud ce qui se passe dans une terre assiégée, affamée, meurtrie et toujours en flammes. C’est comme ça que cette femme a parlé des veuves, des enfants, des vieux et des civils.

 

 

Un moment de liberté… intellectuelle
C’est comme ça qu’elle a pu s’exprimer sur l’acharnement de la nature sioniste qui dépasse les larmes, les flaques du sang et les corps déchiquetés par les armes ennemies et les tempêtes successives de leur colère qui foudroient l’humanité entière. Cette fille a composé des paroles simples et les a mises en chant et musique. Le texte parle du mal et des coups sataniques que le peuple palestinien ne cesse d’encaisser… au vu et au su des gens qui se réclament partisans de la paix. Une chose est aussi sûre, c’est que d’autres artistes du monde vont suivre le mouvement et commencer à écrire l’histoire selon leur sensibilité, selon ce qui se fait contre les hommes et les femmes dans cette région de martyrs. Comme d’autres l’ont fait auparavant. Des films d’horreur, des pièces d’horreur, des tableaux d’horreur seront donc publiés, les jours à venir. D’autres voix seront sur papier libre, sur écran libre, sur scène libre et graveront cette histoire de terre, de sang et de honte sur les chapitres de l’Existence.


Il a été toujours question de cet acte de création. Qui se fait au moment où on a mal, vraiment mal. Où on est face à face avec la chose, sans intermédiaire. Où on est seulement obnubilé par une seule idée qui tourne à l’intérieur comme une boule de feu et que vient le moment de se libérer, de faire sortir à temps cette chose mûre pour affronter l’extérieur. Cette chose prendra forme (et de l’air) avec la délivrance… Et de se libérer. Cet acte difficile donne naissance au terme de cette «gestation» à cette chose qui peut être des vers de poésie, des traits et des taches de peinture, des actes de théâtre, des séquences de cinéma, des tableaux de danse ou autres écritures littéraires ou d’analyse. Ceci ne peut donc se faire que lorsqu’on est libre. On ne parle pas ici de la liberté physique mais d’une autre liberté. Celle qui existe dans la tête, dans l’esprit. Car on peut priver tout le monde de liberté et le ligoter de partout, mais pas le priver de penser. Et quand on est bien indépendant de toute idéologie externe, c’est là où on peut donner libre cours à cet imaginaire créatif. A partir d’une base de données, d’une réalité…

 

 

La vérité s’écrit sans partialité
L’histoire du monde artistique ne se résume que par les créateurs qui ont le droit de s’exprimer… artistiquement. Au fil des bombardements, on a vu des artistes du monde brandissant les affiches de leur colère contre les sionistes. Des peintures brûlées, des voix étouffées et des artistes qu’on veut brimer… L’humoriste français Dieudonné, à titre d’exemple, est censuré. Il n’a plus le droit de dire un mot à la télé. On entrave son succès et on l’interdit à Montpellier, à Belfort et en Auvergne. Et la dernière vient de Paris. Le maire socialiste Bernard Delanoë ne veut pas voir sa peine perdue comme son collègue de Lyon en 2004. Il veut fermer coûte que coûte au nez de Dieudonné, les théâtres publics en cherchant chez les hommes de loi une quelconque jurisprudence qui légitimera son acte de fermeté et de fermeture. Pourtant, on donne l’autorisation aux artistes sionistes pour qu’ils affichent leurs autres propos… nauséabonds. Nous pensons notamment à Bernard Henri Levi, à Enrico Macias et à une autre horde d’artistes qui aiment détruire une partie de l’humanité et qui cherchent par tout moyen, les circonstances atténuantes à l’Etat terroriste d’Israël. Les propos de ces derniers sont minés de toutes les haines et n’ont rien à voir avec la paix. Une paix qu’ils veulent seulement à leur mesure et faite pour cette race de tueurs à tout prix. Et le tout, pour eux, est validé… Pour l’instant, et pour eux, vive la loi des deux poids deux mesures.


Les vraies voix de la paix, on en est convaincu, sortiront des tripes et elles sont en train de se hisser, de s’écrire… pour écrire l’histoire autrement… sans censure.

 

Z. ABID

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Suivant >


ECOUTEZ FRANCE MAGHREB 2

Powered by  MyPagerank.Net