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«Les trois singes» : Une tragédie grecque… à la turque Version imprimable Suggérer par mail

http://festival-cannes.france2.fr/IMG/jpg/Trois_singes.jpgL’histoire n’est pas des plus originales. Un notable de province, candidat à une élection, renverse un homme sur une route. Pour échapper à la justice, il demande à son employé d’aller en prison à sa place moyennant une certaine somme d’argent.

 


En allant chercher l’argent, la femme du chauffeur tombera amoureuse du patron de son mari.

 

Pourquoi un pareil titre ?


Tout simplement parce que le mari se cache les yeux pour ne pas voir la vérité en face.
Le fils se cache la bouche pour ne pas être le messager du malheur et la femme se cache les oreilles car elle refuse d’entendre ce qui lui fait horreur : «Je te quitte» lui lance son mari.
«USAK» et «les climats» les précédentes réalisations de Ceylan dans lesquelles jouaient ses proches, avaient pris de court les cinéphiles.


Un nouveau Tarkovsky voyait le jour. Un cinéaste expérimenté, doué et cultivé. Féru de Tchekov et de Dostoievsky, ses thèmes de prédilection allaient bientôt être connus de tous : incommunicabilité, culpabilité, solitude, mise en scène épurée et diluée dans le temps, ciel délavé… en somme, les marques plastiques et narratives de son maître à penser, ou plutôt à filmer et à conter : Tarkovski.


Ces thèmes récurrents tout au long de sa petite mais grandiose filmographie atteignent leur apogée dans «Les trois singes».


Dernière date, cette réalisation est une œuvre viscérale, tel un coup de poing assommant vous obligeant à remettre en cause votre position de spectateur.
L’atmosphère obscure, lugubre, la névrose des personnages au bord du suicide, la teinte grise de la photo concourent à rendre cette œuvre pessimiste, où tout espoir est omis.
Mais il n’en est rien, bien au contraire, cette œuvre est porteuse d’espoir et déborde d’amour dans la mesure où elle offre à la famille une nouvelle chance de se reconstruire, de repartir à zéro.
Ceylan s’avère être un grand sentimental sous ses airs de moralisateur. Un cinéaste à suivre de très près.

 

 

M.W. Messaoudi

 

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