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Cinecitta à l’affiche à partir du 4 février—Rencontre avec le réalisateur Ibrahim Letaeïf Version imprimable Suggérer par mail
http://www.jetsetmagazine.net/images/galerie/min/6510.jpg«Une comédie policière pour grand public»
«Plus que tout autre genre, la comédie agit comme un révélateu
Le mercredi 4 février, Cinecitta, le nouveau film de Ibrahim Letaeïf, sera à l’affiche dans 7 salles à travers le pays (Le Colisée, le Palace, le Parnasse, le Mondial, Alyssa-Manar, Al Hambra-La Marsa, le Palace-Sousse).

L’avant-première est prévue ce soir à 19h30 à Al Hambra-La Marsa.

 

Cinecitta est une comédie policière ou noire, dont l’idée est née à partir du moment où le réalisateur lui-même reçoit une réponse du ministère de tutelle dans laquelle il est indiqué que «son scénario ne reflète pas la réalité du pays et que pour cette raison il n’a pas été retenu par la commission d’aide à la production».


Cette réponse constituera le déclic et la toile de fond de ce premier long métrage de Ibrahim Letaeïf qui narre les aventures que vivra un trio constitué d’un producteur, d’un réalisateur et d’un scénariste qui, pour réaliser leur rêve, ne voient qu’une seule solution : cambrioler une banque ! Ils passent donc à l’action… des aventures loufoques  commencent.
Le choix de la comédie par I. Letaeïf n’est point fortuit, puisque le réalisateur n’est pas à son premier «coup»  dans le genre, s’étant déjà exercé notamment à travers Visa qu’il a écrit, réalisé et produit en 2004 après Un rire de trop (en 2000).


Visa a séduit le public local et international grâce aux nombreux festivals où il a concouru, récoltant au passage pas moins de 32 récompenses, dont le Tanit d’or aux JCC 2004.
Pourquoi cet enclin pour la comédie, avons-nous demandé au réalisateur ? Réponse : «La comédie, plus que tout autre genre, agit comme un révélateur. Qu’on rie de ce qui nous est familier ou qu’on rie de ce qui nous est incongru, le contexte social ou temporel est là, en arrière-fond.


Outre qu’il est plus facile pour moi de traiter d’un sujet grave, à travers le rire et la dérision».
Maintenant, pourquoi encore une fois le choix du genre comique concernant Cinecitta ?


Réponse :


«Comment mieux pointer la situation du cinéma sous nos cieux, la frilosité des commissions d’aide, le système de production inefficace parce que trop dépendant de ‘‘la’’ subvention et autres, sinon en la traitant par la dérision? Ce film, que j’ai voulu comme un coup de chapeau à ce cinéma italien, qui nous est si proche, est né d’une série de refus que j’ai moi-même essuyés auprès de cette commission d’aide à la production qui fut, un temps, le fleuron du ministère de la Culture».


Justement, quelles sont les raisons qui ont poussé le réalisateur à rendre hommage au cinéma italien ?
«Je vous l’ai déjà dit, parce qu’il s’agit d’un cinéma proche de nous qui a bercé notre jeunesse dans les années 70 et 80. En fait, je rends hommage au cinéma, en général, mais au cinéma italien, en particulier, dont j’ai découvert, durant ma prime jeunesse, au ciné-club de Kairouan, les films inoubliables tels La Dolce Vita de Fellini et Le voleur de bicyclette de De Sica.
Sans compter que je suis un fan inconditionnel des ‘‘comédies spaghettis’’ à l’italienne.
C’est pourquoi il y a dans Cinecitta des parodies de scènes mythiques de films comme La Dolce Vita ou Le voleur de bicyclette, outre des clins d’œil à Roberto Benigni dans La vie est belle».


Cinecitta est une comédie où les personnages sont forcément typés; comment se présentent-ils ?
«Ce sont, confirme le réalisateur, des figures hautes en couleur, très méditerranéennes : malfrats à la petite semaine, flics «ripoux» et avocats véreux… mais c’est par petites touches que les aventures rocambolesques de Chahine, le réalisateur, et de ses deux complices dessinent une société où l’argent change  rapidement de main et salit au passage ceux qui le manipulent…
Mais tout est bien qui finit bien, la morale est sauve et le film réalisé et accompli. Dans Cinecitta, Chahine, le réalisateur, fera son film. Moi aussi»
.


Justement, n’y a-t-il pas crainte que le public ne soit pas tant intéressé par des problèmes très spécifiques au cinéma ?


«Mon intention, explique I. Letaeïf, est de parler des difficultés de la création, mais en toile de fond, le public, lui, verra une comédie policière avec un début, un milieu et une fin. Je le crie et je le répète, j’ai fait  un film pour grand public, soit une comédie qui s’ajoute à celle qui existe déjà dans l’histoire du cinéma tunisien».


Quand on est réalisateur, il est normal de créer  du sens, d’avoir une vision et des choix artistiques. Le metteur  en scène nous en parle : «En fait, je dis tout haut et en gros que lorsqu’un créateur a un désir ardent de dire et de créer, rien ne peut l’arrêter. Mes choix artistiques sont clairs, j’ai opté pour une mise en scène simple et enlevée qui n’est point classique, mais par mesure d’économie, j’ai opté pour une caméra qui bouge légèrement, créant de légers mouvements.
Pour le reste, j’ai focalisé sur l’expression des acteurs. Pour résumer, je dirais que  Cinecitta  est une comédie légère qui révèle sans dénoncer et qui montre sans démontrer. Vive et pétillante, elle veut faire mouche en séduisant le public local et en donnant au public étranger une image moins sombre du Tunisien, une image autre que celle d’un citoyen accablé et résigné».


Et le casting? Selon quels critères les comédiens ont-il été choisis? «Ecoutez, c’est mon premier film et que j’ai produit sans aides financières de surcroît, je ne pouvais donc courir le risque de prendre des comédiens autres que professionnels sinon je n’aurais jamais pu le terminer. Des comédiens qui maîtrisent aussi bien le jeu comique que dramatique. Si vous prenez Fethi Heddaoui, par exemple, il n’apparaît que durant 7 ou 8 minutes. Pourtant à le voir coincé, l’air hébété, on éclate de rire. Abdelmonem Chouayet a un potentiel formidable, Mohamed Grayaâ change ici totalement de registre, Mohamed Ali Ben Jemaâ n’a jamais joué de comédie,  pourtant il n’a pas démérité, Mohamed Ali Nahdi, de son côté, a campé un rôle de composition qu’il a parfaitement réussi, Jaâfer Guesmi et Jamel  Madani sont hilarants, Raouf Ben Amor est juste et tous les autres acteurs aussi. Les comédiens m’ont donné ce que j’ai demandé.
Cette comédie policière est en fait portée par les acteurs».
Enfin, côté distribution et promotion, Cinecitta bénéficiera d’une campagne multimédias  très soutenue.


Comment donc? Réponse du metteur en scène: «D’abord, nous avons procédé à l’habillage intégral des 7 salles où sortira le film outre une campagne d’affichage avec pas moins de 250 panneaux, la diffusion de spots radio, des annonces de presse, un site (sur Internet: www.cinecitta-lefilm.com) des gadgets, du marchandising. Tout ça grâce aux sponsors. Il y a même une voiture Fiat à gagner et cela sans obligation d’achat de billets. J’ai monté une opération promotionnelle importante afin de booster la fréquentation des salles où se déroule le film.


Avant cette campagne, le coût de production de Cinecitta s’élevait déjà à 812 millions de nos millimes,  mais en comptant les frais de promotion, le coût total du film avoisinera les 900 millions de nos millimes.


Certes, les dettes s’accumulent mais j’espère obtenir pour m’en sortir, une aide à la finition».
 Produit par «Long et Court»  Cinecitta  réunit dans les principaux rôles Abdelmonem Chouayet, Mohamed Ali Ben Jemâa, Mohamed Grayaâ, Dorra Zarrouk, Mohamed Ali Nahdi. Au final, Ibrahim Letaïef précise en guise de mot de la fin :  «Cinecitta rend, par ailleurs, hommage à un de nos producteurs les plus importants, Ahmed Bahaeddine Attia disparu en été 2007, ainsi qu’au grand cinéaste égyptien Youssef Chahine qui nous a également quittés l’année écoulée.
Enfin,  Cinecitta  est dédié à Lyès Zrelli, assistant sur le film, qui  nous a quittés de manière inattendue l’été dernier à la fleur de l’âge professionnel. Je garderai toujours le souvenir  de sa générosité et de sa grande compétence dans le métier. Je dis, donc, au public  rendez-vous à partir du 4 février. Pour un moment d’échange  et de complicité dans la bonne humeur».

Propos recueillis par Samira DAMI          

Source : La presse        

 

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