Advertisement

Sorties Ciné


   VHS-Kahloucha
  de Néjib Belkadhi
  Sortie en France
  Le 16 juillet 2008
 

   CINECITTA
  d'Ibrahim Letaief
  Sortie en Tunisie
  NOVEMBRE 2008

 
 

Recherche

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

Nos partenaires



 
 
 

 
 
 
 
 

Statistiques

Films: 130
Critiques: 1
Bandes annonce: 1
Commentaires: 14
Forum Cinéma Tunisien
Bienvenue, Invité
Merci de vous identifier ou de vous inscrire.    Mot de passe perdu?
CINEMA ABSTRAIT (cycle avril de CINEFILS) (0 lecteur(s)) 
Aller en bas Répondre Ajouté aux favoris : 0
SUJET: CINEMA ABSTRAIT (cycle avril de CINEFILS)
#26
ismael (Admin)
Administrateur
Messages: 19
graph
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
CINEMA ABSTRAIT (cycle avril de CINEFILS) 3 Moiss, 2 Semaines ago Karma: 0  
CINEMA ABSTRAIT : PARADOXES & PLASTICITES
(cycle avril de CINEFILS EL HAMRA)




Par essence, le cinéma (tout comme la photographie) est l’impression mécanique d’une réalité matérielle immédiate.

Pourtant, très tôt, parallèlement à l’abstraction plastique, des cinéastes, allemands principalement, souvent peintres de formation, ont cherché à suivre le même chemin : la recherche de l’épure plastique parfaite à travers la lumière, brisant ainsi une valeur ontologique du cinéma. Fortement liées aussi à la musique, ces expériences d’avant-garde n’eurent par la suite que des échos disparates et extrêmes (chez Guy Debord pour sa première réalisation ou bien dans une des œuvres les plus radicales de l’artiste Nam June Paik). Une autre technique issue des pratiques picturales est celle de Stan Brakhage et de ses « films peints ». Une œuvre singulière et importante que celle de ce cinéaste expérimental au 300 films.

D’un autre côté, à partir de l’ « Avventura », Michelangelo Antonioni abandonne le néoréalisme (l’avait-il jamais adopté d’ailleurs ?) pour inaugurer une ère qu’on pourrait qualifier de façon restrictive, celle de la « disparition ». Ere pendant laquelle le dépouillement tant scénaristique que visuel prend plusieurs formes mais n’en reste pas moins le fil conducteur.

Des cinéastes comme l'iranien Abbas Kiarostami ou l'américain Gus Van Sant, forcément inspirés par Antonioni, ont parfois continué, à leur manière, cette quête de la pureté par l’abstraction.




Projections débats hebdomadaires



Mardi 1er avril 08, à 18h30

FILMS EXPERIMENTAUX ET VIDEOS D’ART


Des années vingt à nos jours : DUCHAMPS, LEGER, PAIK, BRAKHAGE… 2h



Mardi 8 avril 08, à 18h30

THE GREAT ECSTASY OF ROBERT CARMICHAEL de Thomas CLAY


1h36. Grande-Bretagne. 2006.



Mardi 15 avril 08, à 18h30

L’AVVENTURA de Michelangelo ANTONIONI


2h19. Italie. 1960.



Mardi 22 avril 08, à 18h30

GERRY de Gus VAN SANT


1h43. Etats-Unis. 2003.



Mardi 29 avril 08, à 18h30

FIVE de Abbas KIAROSTAMI


1h14. Iran. 2003.
 
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
#31
ismael (Admin)
Administrateur
Messages: 19
graph
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Re:CINEMA ABSTRAIT (cycle avril de CINEFILS) 3 Moiss, 1 Semaine ago Karma: 0  

CINEMA ABSTRAIT
Films expérimentaux et vidéos d'art
Mardi 1er avril à 18h30



BERLIN : SYMPHONIE D'UNE GRANDE VILLE de Walter RUTTMAN
1927 - 1h)

OPUS I, II, III & IV de Walter RUTTMAN
1919, 1921, 1924 & 1925 - 7min)

RYTHMUS 21 de Hans RICHTER

1921 - 3min20s)

RYTHMUS 23 de Hans RICHTER
1923 - 3min20s)

FILMSTUDIE de Hans RICHTER
1926 - 4min)

TWO PENCE MAGIC de Hans RICHTER
1930 - 2min20s)

SYMPHONIE DIAGONALE de Viking EGGELING
1924 - 7min30)

BALLET MECANIQUE de Fernand LEGER
1924 - 16min)

ANEMIC CINEMA de Marcel DUCHAMP

1926 - 5min)

STUDY IN COLOR AND BLACK AND WHITE de Stan BRAKHAGE

1993 - 1min40s)

WATER FOR MAYA de Stan BRAKHAGE
2000 - 2min30s)

ZEN FOR FILM (FLUXFILM01) de Nam June PAIK
1962/1964 - 8min)


Plus d'infos, d'images et de liens sur les films sur notre blog :

http://cinefils.over-blog.com/

Durée totale de la projection : 2 heures

Débat suite à la projection

Entrée : 1d500

EL HAMRA : 27. Rue El Jazira. Tunis.
 
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
#33
ismael (Admin)
Administrateur
Messages: 19
graph
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Re:CINEMA ABSTRAIT (cycle avril de CINEFILS) 2 Moiss, 4 Semaines ago Karma: 0  
L'AVVENTURA de Michelangelo ANTONIONI


GRAND PRIX DU JURY AU FESTIVAL DE CANNES 1960

CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 15 AVRIL A 18H30
DANS LE CADRE DE NOTRE CYCLE :
CINEMA ABSTRAIT - PARADOXES ET PLASTICITES

PROJECTION SUIVIE D'UN DEBAT






« Il y a dans le monde une fracture très grave entre la science, d’un côté, toute projetée vers l’avenir, et prête à renier chaque jour ce qu’elle était la veille, si cela lui permet de conquérir même une fraction de cet avenir, et de l’autre côté, une morale, raidie, figée, et qui toutefois, elle, continue à tenir debout. Dans l’avventura, la catastrophe est une impulsion érotique bon marché, inutile, malheureuse. Car le héros -quel mot ridicule !- de mon film se rend parfaitement compte de la nature grossière de l’impulsion érotique qui s’empare de lui, de son inutilité. Mais ça ne suffit pas. Voilà un autre mythe qui tombe, cette illusion qu’il suffit de se connaître, de s’analyser minutieusement dans les plis les plus cachés de l’âme. Non, cela ne suffit pas. Chaque jour on vit l’avventura, que ce soit une aventure sentimentale, morale, idéologique. »

(Antonioni, à propos de L'Avventura, sur le site d'arte :
http://www.arte.tv/fr/Cannes__2004/ARTE-a-Cannes/Cinema-sur-ARTE/L-Avventura-d-Antonioni/506188.html




" Telle une nouvelle bataille d’Hernani, la présentation houleuse de L’Avventura au festival de Cannes, cuvée 1960, contribua à scinder le monde cinéphile en deux camps : celui des tenants du classicisme et celui des trublions de la modernité. Le sixième long métrage de Michelangelo Antonioni, suscita en effet autant de louanges béâtes que de rejets épidermiques. Conspué avec véhémence pendant la projection, puis récupéré par des critiques et des cinéastes bien décidés à faire valoir ses qualités révolutionnaires, L’Avventura cristallisa les débats sur le devenir d’un art qui avait fait de la narration son enjeu principal.
Mais de quoi est-il question dans cet apparent portrait de la jeunesse bourgeoise italienne ?
... Le cinéma moderne, tel que le pratique Antonioni et une poignée de ses contemporains, (citons pèle mêle, Resnais, Godard, Pasolini, le jeune Bertolucci, Glauber Rocha, etc.) s’attache à démontrer ce qui advient quand le récit « classique », hérité du modèle aristotélicien, ne préside plus à la destinée du film. Libéré de ces contraintes narratives pesantes, le cinéaste peut, en principe, amener son spectateur sur des terrains inédits.
... Mais quarante ans après, peut être est-il temps de s’affranchir de toute la littérature qui entoure cette œuvre pour laquelle fut forgée le concept d’incommunicabilité. Peut être est-il temps d’enterrer la vielle dichotomie Classique / Moderne, de brûler les exégèses et les analyses (à commencer par les paragraphes qui précèdent) et de se laisser envoûter par la beauté des plans antonioniens, captiver par le visage de Monica Vitti, et embarquer dans ce voyage labyrinthique au cœur des passions humaines. Vœu qui a forcement quelque chose d’utopique, quand on sait ce qu’un tel film représente dans l’inconscient cinéphile mondial. Pourtant ce serait là rendre hommage à une œuvre courageuse et singulière : croyez-le ou non, pour une fois cet adjectif passe-partout n’est pas galvaudé. "

(Lire l'intégralité de l'analyse sur DVDClassiK, ICI :
http://www.dvdclassik.com/Critiques/avventura-dvd.htm
 
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
#35
ismael (Admin)
Administrateur
Messages: 19
graph
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour voir le profil de cet utilisateur
Re:CINEMA ABSTRAIT (cycle avril de CINEFILS) 2 Moiss, 2 Semaines ago Karma: 0  
GERRY de Gus VAN SANT





CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 22 AVRIL A 18H30

DANS LE CADRE DU CYCLE :
CINEMA ABSTRAIT / PARADOXES ET PLASTICITES







" Une voiture roule lentement accompagnée du piano mélancolique d’Arvo Pärt. Un soleil omniprésent qui berce l’image d’un halo de lumière. Ainsi débute Gerry, la nouvelle merveille signée Gus Van Sant, une heure et demie d’une expérience contemplative unique. Né d’un voyage en Argentine avec deux acteurs, Matt Damon et Casey Affleck également co-scénaristes du film, Gerry prend la pensée actuellement en cours à Hollywood à contre-courant. Ici, pas de narration implacable, pas de psychologie appuyée, peu de dialogues: tout s'établit par le visuel, les sensations, les non-dits, les silences... Deux hommes et le désert suffisent pour raconter l’humanité. Gus Van Sant étire de sublimes plan-séquences jusqu’à l’hypnose, jouant divinement sur la dilatation du temps pour nous faire ressentir les doutes des deux personnages, perdus dans une nature immense et magnifique. L’amitié cède peu à peu au malaise, la balade vire au cauchemar. "

(Lire la suite de l'article sur Film culte, ICI :
http://archive.filmdeculte.com/film/film.php?id=317


" Même métamorphosé en cinéaste ultraformaliste, Gus Van Sant reste un Américain pétri de croyance dans les pouvoirs de la fiction. Il reste aussi celui qu'il fut au temps de My own private Idaho : un auteur épris de ses personnages, attentif à les acheminer vers un destin. D'où un film généreusement hybride, d'abord drôle et absurde, puis tout à la fois abstrait, sensoriel et épique. Plus Gerry et Gerry se fourvoient de canyons en dunes, plus la dimension physique de leur dérive est palpable, dessèchement, brûlures, suffocation, jusqu'à la naissance des mirages, la perte de soi. Le travail expérimental du cinéaste prend alors tout son sens : Gerry est une machine à produire des états seconds. L'étirement hypnotique des séquences, le jeu des travellings avec la cadence des pas conjoints de Matt Damon et Casey Affleck, les musiques planantes d'Arvo Pärt, la danse accélérée des nuages, tout concourt à instaurer un régime de réalité limite, à la frontière de l'hallucination et de la transe. « L'épouvante est le propre de l'impression que produit la beauté », écrivait le poète Leopardi. Il en va ainsi des espaces traversés, Vallée de la Mort, déserts de sable ou de sel blanc : leur majesté aride à perte de vue n'a d'autre effet que de renvoyer les deux marcheurs exsangues à l'hypothèse de leur solitude absolue et de leur disparition. Du coup, c'est une autre frontière qui menace de s'effacer : celle qui sépare la civilisation de la barbarie. On n'en dira pas plus, mais pour peu qu'on aime interpréter l'inexpliqué, Gerry est un film de rêve, ouvert à toutes les spéculations romanesques, existentielles, allégoriques. Ce qui n'interdit pas de l'aborder avec, au contraire, l'imagination à marée basse, en prenant à la lettre le régime sec infligé aux deux protagonistes : se délester de tout pour se laisser éblouir davantage, et encore mieux se perdre. "

(Lire l'intégralité de la critique sur Télérama, ICI
http://www.telerama.fr/cine/film.php?id=94050&onglet=critique




Projection suivie d'un débat.

Prix : 1d500.

Prochaine projection EVENEMENT : Ecran blanc à Jilani Saâdi : Samedi 26 avril à 16h

Prochaine projection débat du mardi 29 avril : FIVE de Abbas KIAROSTAMI

Cycle mai : LA PAROLE AU MUET : NAISSANCE D'UN ART
 
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
Revenir en haut Répondre
Obtenir les derniers messages directement sur votre PC