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   CINECITTA
  d'Ibrahim Letaief
  Sortie en Tunisie
  NOVEMBRE 2008

 
 

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WESTERN, en mars à CINEFILS El Hamra, avec l'ATPCC (0 lecteur(s)) 
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SUJET: WESTERN, en mars à CINEFILS El Hamra, avec l'ATPCC
#9
ismael (Admin)
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WESTERN, en mars à CINEFILS El Hamra, avec l'ATPCC 6 Moiss, 1 Semaine ago Karma: 0  
WESTERN
Multiplicité d’un genre
(Cycle mars de Cinéfils El Hamra – Présentation & Programmation)





Western : nous savons tous ce que signifie ce terme. Mais connaissons-nous vraiment ce genre cinématographique ? Son évolution, ses mutations, sa multiplicité ? Mis à part quelques films de Sergio Leone que nous voyons tous les ans à la télévision, que savons-nous, qu’avons-nous vus de la somme immense de westerns produits ?

Bien que né et profondément façonné par la géographie de l’Ouest américain, le Western deviendra très vite la mythologie moderne d’une super puissance naissante.
Mythologie car elle sublime d’une part la geste collective de la conquête de l’Ouest en en faisant un modèle constitutif de la nation. Mythologie car au sein même de cette sublimation, le dénie du génocide du peuple indien en tant qu’habitant naturel et légitime de ces terres y est aussi constitutif d’un refoulé national.
Il est intéressant de noter à ce propos, que la fin du Western en tant que genre coïncide avec l’affirmation progressive dans les films des torts commis envers les indiens ainsi que celles envers le Mexique, comme un écho au sein du Western des luttes politiques et la contestation de la guerre du Vietnam pendant les années 60 – 70.

Ainsi voir des westerns aujourd’hui est d’une certaine manière comprendre ce qu’est l’Amérique, ou plutôt comprendre rétrospectivement l’évolution de l’idée qu’elle s’est faite d’elle-même à travers le 20ème siècle et celle du regard qu’elle a jeté sur sa propre histoire à travers le médium cinéma.
Dans cette perspective, nous avons voulut notre sélection des films aussi éclectique que possible, en commençant le cycle par un grand classique « tardif » puis en le mettant en perspective par 3 grandes œuvres, chacune transgressant le genre.

Mardi 4 mars 2008 à 18h30

LA PRISONNIERE DU DESERT de John FORD

(1956 - 2h)
Avec John WAYNE

Mardi 11 mars 2008 à 18h30

LA HORDE SAUVAGE de Sam PECKINPAH

(1969 - 2h15)
Avec William HOLDEN

Mardi 18 mars 2008 à 18h30

LITTLE BIG MAN de Arthur PENN

(1970 - 2h20)
Avec Dustin HOFFMAN

Mardi 25 mars 2008 à 18h30:

DEAD MAN de Jim JARMUSCH

(1995 - 2h15)
Avec Jonny DEPP


40 ans séparant donc notre premier et notre quatrième film : l’un étant un sommet du Western par un maître incontesté, l’autre une relecture décalée à un moment où le genre n’existe plus en tant que telle depuis plus d’une décennie déjà.
Aussi, par des choix diversifiés de formes et de contenus, de sujets et de traitements, nous espérons de cette façon lever des idées reçues qui peuvent être liées au Western, à savoir entre autres celle que tous ses films se ressemblent et que quand on en a vu un, on les a tous vu. Rien n’étant plus faux à nos yeux, l’évolution du genre témoignant d’une complexité et d’une multiplicité qui n’ont d’égal que la diversité et les contradictions de l’Amérique elle-même.

Ce cycle est proposé en partenariat avec l’Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique, que nous remercions chaleureusement pour son concours.
Nous vous rappelons pour finir que comme à notre habitude, chaque long métrage est précédé par un court proposé par L’Agence du Court et du Doc. La sélection de ce mois étant la suivante (dans l’ordre de projection) :

Et on a remonté la pente (19min, 2007)
de Faouzi Chalbi

Contretemps (11min, 2006)
de Amine Chiboub

Comme un air (9min, 2006)
de Yohann Gloaguen

Le pâtre des étoiles (22min, 2004)
de Mourad Ben Cheikh

Par ailleurs, pendant le mois de mars, deux évènements exceptionnels viendront émailler notre activité hebdomadaire du mardi, évènements dont nous vous parlerons plus longuement très bientôt.
Quant au mois de d’avril, il sera consacré à un cycle intitulé : Cinéma abstrait : Paradoxes et plasticités.


El Hamra – 28, rue El Jazira – 1000 Tunis
Tel & Fax : +216 71 320734
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Blog de Cinéfils : http://cinefils.over-blog.com/
 
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ismael (Admin)
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LITTLE BIG MAN d'Arthur PENN



CE FILM SERA PROJETE CE MARDI 18 MARS A 18H30





"Plutôt qu'un western, déclarait Arthur Penn, Little Big Man serait un film sur la guerre de colonisation, un film qui se situerait non sur une frontière géographique mais sur des limites mouvantes d'une nation avant tout commerçante. Jack Crabb est moins un personnage de western qu'un visiteur de l'Ouest, un individu qui est entre deux cultures et qui, quoi qu'il arrive, essaie de vivre à l'endroit où il se trouve. Jack Crabb est quelqu'un qui passe toujours à côté des choses, qui reste à l'écart des événements définitifs. Il faut remarquer que toute son histoire part de l'affirmation suivante : je suis le seul survivant blanc de la bataille de Little Big Horn, alors que nous savons, nous, qu'il n'y en eut aucun."

Depuis quelques temps déjà, Arthur Penn rassemblait de la documentation sur la mémoire du peuple indien. Plus de dix ans après son premier film, Le gaucher (1958), il souhaitait renouer avec le western, mais en envisageant d'en contourner la tradition d'une façon ou d'une autre. Il découvre alors le roman de Thomas Berger, Mémoires d'un Visage pâle. L'approche de ce livre correspond assez bien à ses premiers travaux : réfléchir sur l'exploitation des Indiens par les Blancs, sur le caractère "guerre coloniale" de la conquête de l'Ouest. Il déclarera plus tard : "Je me moque de ce qu'on appelle la véritable histoire de l'Ouest, rendue avec les yeux des Blancs."
Commence alors un gigantesque travail d'adaptation et des recherches dans les réserves indiennes pour découvrir des vétérans ayant souvenir de la bataille de Little Big Horn, tragique et dernière bataille du major-général Custer qui coûta la vie à son régiment tout entier, en juin 1876 (16 officiers, 252 soldats, 9 civils tués). Les films consacrés à ce personnage et ses exploits véhiculèrent longtemps une vérité officielle basée sur de faux rapports militaires. Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale qu'apparurent des tentatives de remise en cause à partir d'ouvrages historiques sérieux, dégagés de la "pression patriotique".
Le scénario de Little Big Man, tourné en 1970, était prêt six ans plus tôt, mais le coût du film a été jugé trop élevé par les Studios, ce qui en a retardé la réalisation. Le fait que l'histoire fasse la part belle aux Indiens aurait également eu un effet dissuasif. Arthur Penn a donc tourné Bonnie and Clyde puis Alice's Restaurant avant de pouvoir mettre en scène cette adaptation du roman de Thomas Berger.
Le scénario est signé Calder Willingham. Celui-ci a collaboré avec Stanley Kubrick sur le _script_ des Sentiers de la gloire, ainsi que sur Spartacus, même s'il n'est pas crédité pour ce film. "

Lire la suite de l'article sur dvdclassik.com, ICI:
http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_littlebigman.htm)
 
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ismael (Admin)
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DEAD MAN de Jim JARMUSH


CE FILM SERA PROJETE LE MARDI 25 EN CLOTURE DE NOTRE CYCLE :
WESTERN - MULTIPLICITES D'UN GENRE





" Dead Man est beaucoup plus qu’un curieux western post-moderne teinté d’un sens de l’humour particulier. C’est une réflexion fascinante sur la mort, une profonde remise en question du mythe américain, ainsi qu’un vibrant poème sur la beauté de la nature. Le film a aussi le mérite d’explorer la culture amérindienne avec un profond respect de celle-ci, sans la moindre trace d’une morale facile comme celles de The Searchers ou de Dances With Wolves.

Mais c’est surtout un voyage fascinant que l’on partage avec William Blake et duquel on sort changé, en regardant la vie d’un œil different. Un voyage qui mérite d’être fait maintes fois afin d’en capturer toutes les subtilités. Dead Man est le chef d’œuvre de Jim Jarmusch, une réinvention du western, un véritable western existentialiste pour être plus précis, qui s’avère être l’aboutissement de son _style_ personnel, ainsi que l’exploration la plus profonde de ses thèmes habituels. Sans aucun doute, l’un des meilleurs films des années 1990, sinon de tous les temps. "

(Lire l'intégralité de l'article sur Panorama Cinéma , ici:
http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/deadman.htm)





" Daté et localisé (1850, Etats-Unis), Dead man est l'histoire d'une progression - ou bien d'une régression - dans un espace et un temps qui ne tiennent ni de la carte ni du calendrier. Le film d'une échappée imposée par un refus et un dégoût de la civilisation blanche et par une nostalgie de l'Amérique précolonisée. De la vision hyperréaliste du début (la ville de Machine comme un véritable cloaque, les faces de dégénérés des pionniers...), le film s'enrichit progressivement d'autres tonalités - absurde, burlesque, contemplative- pour finir complètement hébété. Multipliant les registres sans quitter l'épure du rythme, Jarmusch fait insensiblement basculer son film du réalisme vers le mythologique.
Le long prégénérique qui impose avec insistance au spectateur le rythme de la locomotive n'est pas un maniérisme mais le passage obligé pour pénétrer dans le film, s'habituer à son pouls de plus en plus lent, ample et organique. C'est par ce tempo et par l'étrange consistance qu'il confère aux images de la nature que Dead man peut évoquer par moments La forêt interdite de Nicholas Ray ou La Nuit du chasseur.
Western par nécessité plus que par choix, Dead man, film merveilleux, n'a rien du revival ou du pastiche. Le génie y est simplement le lieu propice à ce voyage à rebours qui n'est ni pessimiste ni mortifère - on rit beaucoup en le voyant - mais l'aspiration à un ailleurs où les inadaptés pourraient trouver asile. Ainsi, Dead man éclaire a posteriori l'œuvre antérieure de Jarmusch et fournit une explication de la tristesse de ses personnages : ils voulaient être indiens. "

(Lire l'intégralité de l'article sur les Inrocks , ici :
http://www.lesinrocks.com/index.php?id=66&tx_critic%5Bnotule%5D=125402&cHash=3ba32f132e)





" Faiseur d’intrigues lilliputiennes, négligent les plus élémentaires règles de syntaxe, Jim Jarmusch ne se résout à empoigner la caméra qu’une fois toutes les pièces du puzzle réunies. Ses longs métrages, imprégnés de prose désenchantée, ne se soucient guère de la cohérence d’une histoire ou de la rigueur des jointures. Dead Man mûrit lentement, à partir de notes de voyage, de visions sépulcrales, et conserve ce caractère flottant, indécis. ... Jarmusch fait primer l’atome sur le noyau dur. Aux déferlements de la raison, il préfère les intermittences et les dérives. Les césures narratives sont autant d’enjambements et de respirations limpides, à la manière d’un quatrain ou d’une élégie. Récréations simultanées, flash-backs contradictoires, ressassements des mêmes situations: Jarmusch distord le temps en imposant un montage musical et incisif. Neil Young compose instinctivement la bande originale de Dead Man. "

(Lire l'intégralité du portrait de Jim Jarmush sur Film Culte , ici :
http://archive.filmdeculte.com/portrait/portrait.php?id=100)
 
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ismael (Admin)
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Re:WESTERN, en mars à CINEFILS El Hamra, avec l'AT 5 Moiss, 2 Semaines ago Karma: 0  
Projection de ce soir mardi 25 : (C.M.) Le pâtre des étoiles de Slim Benchikh / DEAD MAN de Jim JARMUSCH


EN CLÔTURE DE NOTRE CYCLE WESTERN : MULTIPLICITÉS D'UN GENRE,
ORGANISE EN COLLABORATION AVEC L'A.T.P.C.C.
PROJECTION DÉBAT LE MARDI 25 MARS A 18H30 DE


DEAD MAN DE JIM JARMUSCH


(1995 - États-Unis - 1h45)


AVEC JOHNNY DEPP, ROBERT MITCHUM, IGGY POP, JOHN HURT, LANCE HENRIKSEN...

Musique de Neil Young


LE DÉBAT SERA ANIME PAR SLIM BENCHIKH (SPÉCIALISTE DES GENRES AU CINÉMA)


LE LONG MÉTRAGE SERA PRÉCÉDÉ PAR UN COURT MÉTRAGE TUNISIEN


LE PÂTRE DES ÉTOILES DE MOURAD BENCHIKH


(2004 - Tunisie - 20min)

Compétition officielle Court-métrage J.C.C. 2004


UN DÉBAT SE FERA AUSSI SUR LE COURT

EN PRÉSENCE DE SON RÉALISATEUR







Prochaine projection EVENEMENT


Jeudi 27 mars à 18h30

(C.M.) La falaise de Faouzi BENSAIDI
MILLE MOIS de Faouzi BENSAIDI

Projection débat en présence du réalisateur

« Entre sécheresse attentive des plans et bouffées de fantaisie froide (...), le film distille une sorte de néoréalisme gris et trouve dans le ballet de gestes simples et anodins la matière d'une féerie morne et désenchantée. » Vincent Malausa - Cahiers du Cinéma

« Mille mois s'offre au public comme une ode au cinéma pur. Le plan chez Bensaïdi est éminemment l'illustration du temps par le mouvement dans l'espace, une maîtrise de la lumière et de la mise en scène excluant par cette astreinte toute narration pléonastique. » Mériam Azizi - AfriCiné





Prochaine projection CYCLE

Mardi 1er avril 08 à 18h30

FILMS EXPERIMENTAUX ET VIDEOS D’ART

Des années vingt à nos jours : DUCHAMPS, LEGER, PAIK, BRAKHAGE… 2h
 
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