| Le 14ème festival international du Cinéma d’Auteur |
| 26-06-2008 | ||||||||
Ils étaient nombreux à applaudir les trois figures artistiques vénérées lors de l’ouverture du 14ème festival international du Cinéma d’Auteur qui se déroulera du 21 au 30 juin à Rabat. Les amateurs du septième art étaient au nombre de trois milles spectateurs au théâtre national Mohamed 5 samedi 21 juin à dix-huit heures de soir afin d’assister à l’ouverture du festival. Une ouverture qui a connu la présence de plusieurs personnalités venant de tous les coins de la ronde.
Un hommage a été rendu à trois étoiles cinématographiques à savoir l’icône marocaine Badiaa RAYAN, la star égyptienne Nadia El Joundi, ainsi que le réalisateur, scénariste, poète et auteur syrien Nabil El MALEH. Les prix et cadeaux ont été présentés par le Wali de la région Rabat, Salé, Zemour, Zaîr, ainsi que le président du festival M. Abdelhaq MENTRACH et le directeur du même festival M. Hammadi GUIROUM. La cérémonie d’Hommage a connu la présence de plusieurs figures du Cinéma marocaine et arabe. Rachid El Wali, Farouk El Fichaoui et Fatima Khair étaient parmi les personnalités présentes. Pour rappeler, Badiaa RAYAN, de son vrai nom Badiaa El Fassi, était l’une des première femme du Maroc à avoir fréquenter la première chaîne nationale en tant que présentatrice dès le début des années soixante du siècle dernier. Pendant, près de trente cinq ans cette icône de la télévision marocaine a su accumuler une expérience exceptionnelle aussi bien à la radio qu’à la télévision. Sa relation avec le cinéma ne manque pas de spécificité. Il s’agit d’une relation de professionnalisme caractéristique. « Bamoun », « Ayna Toukhabiouna Achams » (où cachez-vous le soleil ?) et « Rhadan Lan Tatabadada Al Ard » (Demain la terre ne s’envolera pas), tous sont des films qui ont marqué le répertoire cinématographique marocain et qui ont connu la forte présence de Badiaa RAYAN en tant que protagoniste incontestable. De son côté, la star égyptienne Nadia Al Joundi, fait partie de ces célèbres figures qui ont brillé au milieu du ciel de cinéma arabe depuis les années soixante du siècle passé. Ses films dramatiques reflètent la réalité socio-économique du pays des pharaons. Sa quête du renouveau et de rénovation artistique est restée inépuisable et généreuse jusqu’à l’heure actuelle. Sa première apparition sur le grand écran datte de 1958 avec un rôle marginal dans un court-métrage intitulé « Jamila », avant de suivre un chemin d’ascension jusqu’à atteindre le sommet et la vedettariat avec ses chef-d’œuvres cinématographiques : « les nuits du Jasmin »(1978), « Savant et Savante »(1983), « la bonne »(1984), « le terrorisme »(1989), « mission à Tel Aviv »(1992), « 24h en Israël »(1998) et « Le désir » en 2002. Ce long chemin de production artistique a mérité des applaudissements ininterrompus de la part du public Rbati présent au Théâtre Med5. La troisième personnalité honorée n’était autre que Nabil El Maleh. Cette grande figure syrienne fait partie des ténors du cinéma arabe contemporaine. El Maleh réunie entre plusieurs arts et profession. En plus d’être un réalisateur de grande renommée, il est également scénariste, artiste peintre, et écrivain de grand talent. Il est l’auteur de 12 longs métrages et de plus de cent courts et moyens métrages. Il enseignait l’Esthétique et le jeu du comédien et de l’écriture cinématographique dans plusieurs instituts universitaires et grandes écoles à Austin et en Californie aux Etats-Unis de l’Amérique. Il est le scénariste de la chef-d’œuvre « Des hommes sous le soleil » de son auteur Ghassan Kanafani. El Maleh a siégé ou présidé des jurys de plusieurs festivals. Il est également le scénariste et auteur des dialogues du feuilleton Ismahane qui est en tournage actuellement. Cette cérémonie d’ouverture a connu également la présentation du comité du jury qui sera présidé par le grand cinéaste et écrivain Andrzej Zulawski. Ce jury se compose d’autres artistes de grande envergure à l’instar du compositeur et poète belge Christian Leroy, l’Homme des lettres syrien Haïdar Haïdar, le réalisateur français Yvan Lemoine et la sculpteuse marocaine Ikram Kabbaj. Une mission s’avérant compliquée pour ce jury devant les douze films concourant pour l’obtention du grand prix du festival. Il est à signaler qu’aucun film marocain ne figure parmi les films participant à la compétition. Cela n’empêche que cette quatorzième édition du festival saura la projection de quelques productions cinématographiques marocaines à savoir « les cœurs brûlés » du réalisateur Ahmed El Maanaoui, « Argana » de Hassan Ghanja, « En attendant Pasolini » de Daoud Aoulad Syad. Cette édition rendra hommage également au réalisateur et scénariste marocain Latif Lahlou. Des films également seront projetés en plein air à l’espace Chellah. Il yaura également d’autres activités en parallèle ; des rencontres-débats, des colloques et ateliers… Le premier jour du festival a connu la projection du film français de son réalisateur tunisien Abdelatif Kechiche « la graine et le mulet ». Ce film relate l’histoire de M. Beiji, la soixantaine fatiguée se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment de futilité. Il songe depuis lors de sortir de cette situation complexe en créant sa propre affaire : un restaurant aquatique… un film qui échappe à toute classification et s’ouvre sur maintes interprétations et lectures sémiologique. Depuis trois ans, cette production artistique rapporte tous les honneurs à son réalisateur.
Source : http://www.e-joussour.net/fr/node/1275 Recommandez (34) | Pages vues: 205 | Version imprimable | Suggérer par mail
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Ils étaient nombreux à applaudir les trois figures artistiques vénérées lors de l’ouverture du 14ème festival international du Cinéma d’Auteur qui se déroulera du 21 au 30 juin à Rabat. Les amateurs du septième art étaient au nombre de trois milles spectateurs au théâtre national Mohamed 5 samedi 21 juin à dix-huit heures de soir afin d’assister à l’ouverture du festival. Une ouverture qui a connu la présence de plusieurs personnalités venant de tous les coins de la ronde.

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