| 3e édition de Doc à Tunis, La voix du regard, du 2 au 6 avril 2008 |
| Écrit par nejib | ||||||||||
| 08-03-2008 | ||||||||||
|
Cadre propice pour l’échange, la circulation des idées, l’expression démocratique, «Doc à Tunis» propose, débats, rencontre et ateliers de cinéma. De quoi satisfaire les gloutons des images et les cinéphiles avides d’œuvres de qualité et d’échanges.
• 60 films, hommages, rencontres, débats et ateliers de cinéma • Inauguration de la compétition consacrée aux documentaires arabes • Ouverture avec Mots d’après la guerre de Anouar Braham, le 2 avril • Clôture avec L’avocat de la terreur de Barbet Schrœder, le 6 avril Principales nouveautés : un parti pris de la qualité d’œuvres centrées sur des thématiques outre l’inauguration de la compétition consacrée aux documentaires arabes. Détails. «Relever le défi, donner la preuve que l’engouement du public pour le genre documentaire n’est ni un feu de paille ni le fruit d’un enthousiasme conjoncturel face à la nouveauté d’un événement festif, mais bel et bien une réponse à une attente du public dans toute sa diversité: cinéphiles, professionnels et dilettantes». C’est ce qui semble, en tous cas, avoir motivé l’équipe de «Doc à Tunis». Pour cette équipe constituée autour du même noyau (Frédéric Mitterrand : président, Syhem Belkodja : directrice, Hichem Ben Ammar : directeur artistique, Houria Abdelkhalek : délégué générale, Francis Niney: conseilleur, et d’autres), le pari et l’important, «c’est de fidéliser les spectateurs qui ont fait le succès des deux précédentes sessions en leur offrant, une fois de plus, un programme à même de nourrir leur esprit critique, d’étancher leur soif d’images diverses et différentes, d’ouverture sur le monde et de débats sur des sujets qui interpellent». Les objectifs de la manifestation demeurent les mêmes : rayonner à l’échelle méditerranéenne et, pourquoi pas arabe et africaine, en facilitant la circulation des œuvres et des auteurs, en servant de lieu de rencontres, de forum et de tremplin. Ainsi, explique Syhem Belkodja, directrice de «Doc à Tunis» : «l’objectif est d’impulser plus d’élan à la production et à la diffusion d’images documentaires au moyen d’une coopération entre les pays des deux rives du bassin méditerranéen n’est plus seulement en germe. L’idée a mûri et des initiatives commencent à se concrétiser ça et là. Des films découverts par «Doc à Tunis» ont connu une belle carrière internationale, les prouesses documentaires annoncent l’émergence de nouveaux talents, des films sont en chantiers, rouverte sous le label Cinéma d’art et d’essai, une salle de Tunis réserve une place de choix aux films documentaires. En deux sessions, l’impact du festival est patent et c’est pourquoi il nous paraît nécessaire de consolider cet acquis pour assurer un développement durable à la profession». Plus, «Doc à Tunis» se veut «le cadre d’apprentissage d’une expression démocratique à travers la représentation filmée du réel. Surtout que le terreau tunisien s’y prête». Nouveautés à l’affiche Quelles sont les nouveautés et les correctifs apportés à cette 3e édition de «Doc à Tunis»? «Il ne s’agit pas de concevoir une troisième session boulimique avec une profusion de films inégaux mais de donner à voir un certain nombre d’œuvres de qualité centrées sur des thématiques et des rubriques cohérentes. C’est ainsi que la manifestation se déroulera dans 4 salles pendant 5 jours. La programmation proposera donc une quarantaine de séances de projection de près de soixante films», explique la directrice du festival. «Le Mondial», «L’Africa», «Ibn-Rachiq» et «Le 4e art» abriteront ainsi les projections de films. L’ouverture et la clôture, elles, auront lieu au «Théâtre de la ville de Tunis». Ainsi, pour stimuler et valoriser la production nationale, la soirée d’ouverture mettra en exergue un film tunisien : Mots d’après la guerre, documentaire de 58’ du musicien Anouar Braham, se focalise sur des témoignages d’artistes libanais et arabes recueillis après le cessez-le-feu de la guerre au Liban en été 2006. La projection de cet opus sera précédée par le film-hommage au producteur disparu, feu Ahmed Bahaeddine Attia, réalisé par Ridha Béhi. La clôture se fera avec L’avocat de la terreur de Barbet Schroeder (135 minutes). La 2e nouveauté consiste à consacrer une compétition aux documentaires arabes produits entre les années 2006 et 2008. «C’est que, note la directrice de «Doc à Tunis», l’instauration d’une compétition est inscrite dans le projet de la manifestation à partir de la 3e édition. L’objectif est de pallier le déficit de visibilité dont souffrent les documentaires arabes en leur offrant une plateforme où l’émulation est au service de la création. Un jury international composé de cinq personnalités du monde des arts, du cinéma et des médias décernera un prix de 5.000 DT au meilleur documentaire de cette édition. Autre nouveauté limitée jusque-là aux films tunisiens, la section «Promesses documentaires» s’ouvre, cette fois-ci, aux jeunes talents du Maghreb, du Moyen-Orient et de l’Afrique.» Parmi les films tunisiens au programme, citons : Ouled Lenine de Nadia El Fani (84’), Histoires vives de Fitouri Belhiba et Jean Marie Fawer (52’) (Tunisie-France), De Casa au paradis de Hend Meddeb (44’), Gharsallah, la semence de Dieu de Ridha Béhi (55’). Des films arabes programmés, citons : Recycle de Mahmoud Al Massad (80’), (Jordanie-Pays Bas), Salata Baladi de Nadia Kamel d’Egypte (105’), Ombre de l’absence de Nasri Hajjej (Palestine 84’), Taxi de Mariam Abou Ouf (Egypte 51’), Zad Moltaka de Leïla Kilani (Liban 52’), El Banat Dol de Tahani Rached (Egypte 68’), Julytrip de Wael Noureddine (Liban 35’). De l’Europe : citons : 3 rooms of Melan Cholia de Pirjo Honkasalo (Finlande 106’), La vie de château de Frèderique Devillez (Belgique 56’), chacun sa Palestine de Nadine Naous et Lena Rouxel (France 57’), Cinéma planète de Hli Gauke (Allemagne 100’), Sur les traces des Pharaons noirs de Stéphane Goël (Suisse 52’). D’Amérique, citons : Soy Palestino de Oussama Qashoo (Cuba 65’), Paysages manufactures de Jennifer Baichwal (Canada 86’), Jésus camp de Heidi Ewing et Rachel Grady (USA 85’), Rue Santa fe de Carmen Castillo (France-Chili 165’), Allende de Patricio Guzman (France-Chili). Hommages, rencontres et ateliers Afin de s’inscrire dans l’histoire universelle du documentaire, une œuvre notoire sera (re)visitée. «Doc à Tunis» rend ainsi hommage à un auteur parmi les plus représentatifs de son époque. Pour cette année, une rétrospective de plusieurs documentaires est prévue pour rendre hommage à Agnès Varda, cinéaste française. Parmi les 16 films au menu, citons : Ulysse (1982); 22’), Salut les Cubains (1962-63, 30’), Le Lion volatil (2003, 12’), Réponse de femmes (1975,8’). Autre hommage : consacré à Mustapha Hasnaoui, Tunisien résidant en France. 7 films sont proposés dont L’écriture sous surveillance (20’), Des belles étrangères, Palestine (75’), Le Caire mère et fils (55’), Essayad musicien (60’). Cet hommage s’inscrit dans le cadre de la fenêtre sur le documentaire tunisien, une thématique, le documentaire qui réfléchit sur le cinéma permettra de découvrir des films parfois inédits ou peu vus. L’écran réservera une place particulière à ce documentariste qui réside et travaille en France depuis les années 1980 et dont l’œuvre reste peu connue du public tunisien. «Doc à Tunis» se propose de donner une dimension pratique à cette édition, contrairement aux éditions précédentes où il était davantage question d’engager une réflexion générale sur des problématiques en rapport avec le genre documentaire. Un projet de film servira donc, dans le cadre d’un atelier de base à une étude de cas permettant d’examiner les différentes étapes du processus de production : écriture du scénario, montage financier, réalisation, post-production et diffusion. La mise en œuvre de cette action sera le fait d’un partenariat entre «Doc à Tunis», La chaîne Arte et Eurodoc. Thierry Garel, le directeur d’Arte dirigera cet atelier. Tout le cycle des leçons de cinéma destinée aux étudiants des écoles de cinéma et aux cinéphiles sera dirigé par François Niney. La rencontre-débat tournera autour des nouvelles technologies entre caméra et téléphone portable, une nouvelle donne du monde audiovisuel et d’Internet. Une réflexion sur la réalité et les perspectives est prévue. Organisé grâce à l’aide financière du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, du ministère du Tourisme et de la Coopération de l’IFC (Institut français de la coopération), «Doc à Tunis», jeune manifestation, interpellera à coup sûr un public nombreux avide d’images d’auteurs soufflant d’autres airs cinématographiques et culturels. A suivre donc. Auteur : Samira DAMI Cliquer ici pour avoir encore plus détail sur le programme Recommandez (46) | Pages vues: 265 | Version imprimable | Suggérer par mail
|
||||||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|








Commentaires (2)
