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Le Ballon Blanc au Ciné-Club du Lycee de la rue du Pacha Version imprimable Suggérer par mail

CINE-CLUB DE L’ASSOCOATION DES ANCIENNES DU LYCEE DE LA RUE DU PACHA (AALP)

 

Par : Ilhem Abdelkèfi
Responsable du ciné-club



Le ciné-club d’El Bachia pour sa séance du mois de novembre 2009, projette le film iranien « Le Ballon Blanc » de Jafar Panahi et ce le vendredi 20 novembre 2009 à 15h30 à son local El Bachia, 29, rue El Koutbia (rue des libraires, près de la mosquée Ez-Zitouna), à la médina de Tunis.
Comme à l’accoutumée, un débat autour du film suivra la projection.

 

 


 

Fiche technique :


Titre : Le Ballon blanc
Titre original : Badkonake sefid
Réalisation : Jafar Panahi
Scénario: Abbas Kiarostami
Durée : 85 minutes
Genre : Film dramatique
Date de sortie : Iran 1995

Distribution :

Aida Mohammadkhani (Razieh),  Mohsen Kafili (Ali), Fereshteh Sadre Orafaiy (la mère), Anna Borkowska (la vieille dame), Mohammad Shahani (le soldat), Mohammad Bakhtiar  (le tailleur), Aliasghar Smadi (le marchand de ballons), Hasan Neamatolahi (le charmeur de serpents), Bosnali Bahary (le derviche).

 

Distinctions :
1995 : Caméra d'or au Festival de Cannes
1995 : Prix du Jury au Festival de Sao Paulo
1995 : Grand Prix au Festival de Tokyo

 

Présentation du film :
Dans ce film, le réalisateur Jafar Panahi nous raconte l’histoire d’une petite fille d’origine modeste qui erre seule dans les rues d’un quartier populaire de Téhéran avec ses ruelles et ses logements et qui vit des aventures, fait des rencontres chaleureuses et amusantes, et découvre un monde secret.

Le film se déroule en temps réel et nous le  voyons à travers les yeux de cette fillette qui permet au réalisateur de démontrer que les enfants qui doivent apprendre comment fonctionnent les adultes doivent le faire en relativisant leurs désirs et se faire pression pour réprimer leur moi mais leur innocence les protège et leur permet la manipulation. Ils réussissent aussi à affirmer leur indépendance d’esprit face à ces mêmes adultes.

Le réalisateur est très près de la réalité. Il capte les ambiances de la ville avec ce qui y existe de beau et de laid. La ville est le milieu de la modernité et du groupe. C’est un monde injuste, dur, dangereux mais dans lequel nous faisons des rencontres surprenantes et enrichissantes.
Les réalités sociales sont aussi présentes, la société y est dépeinte avec ses conflits de classes, ses conflits de religion, ses minorités. Il est au plus près de la réalité d’une situation quotidienne et en cela il nous démontre une vérité, les vrais héros sont les personnages féminins ; elles sont intelligentes et débrouillardes face à des hommes qui sont des brutes invisibles, des irascibles ou des plaisantins.

Ce film peut être pris comme un thriller où une petite fille doit récupérer un billet et risque une punition par la mère en cas d’échec mais raconté avec beaucoup de sensibilité, de précision, d’humour et d’humanité. Jafar Panahi dit : « Des évènements humains interprétés d’une façon poétique et artistique. » Il ajoute : « nous ne voulions pas jouer avec les sentiments des gens, leur soutirer des larmes mais jouer avec l’intellect des sens».

Le Ballon Blanc est une intrigue néo-réaliste qui a pris un menu fait de l’existence et lui a donné une valeur emblématique et en a fait un conte fantastique, une fable morale avec ses personnages humains qui attirent notre sympathie et notre attention.

 

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