| « Il va pleuvoir sur Conakry », prix « Ousmane Sembène » au Maroc |
| 28-07-2008 | ||||||||
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Le long métrage guinéen du réalisateur Cheikh Fantamady Camara, «Il va pleuvoir sur Conakry », s’est adjugé samedi soir le Grand prix «Ousmane Sembène » de la onzième édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (100 km à l’est de Casablanca).
«Il va pleuvoir sur Conakry » (sorti en 2008) évoque avec brio la problématique de la conciliation entre la tradition et la modernité via une histoire tonitruante d’un père, qui veut pérenniser la tradition et de son fils qui rêve de «vivre la modernité » à partir de son métier de caricaturiste.
La dichotomie « liberté » et «recroquevillement identitaire » s’est fait sentir tout au long du film, qui a pu ainsi remporter le Grand prix du festival de Khouribga , baptisé dès cette édition du nom du «père du cinéma africain », le Sénégalais Ousmane Sembène, disparu en juin 2007. L’actrice Sandra Soubeiga s’est vue attribuée le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans le film « Djanta » du burkinabé Tahirou Tasséré Ouédraogo. Le prix de la meilleure interprétation masculine est revenu à l’acteur égyptien Khalid Zaki pour son rôle distingué dans « Le cuisinier du président » de Said Hamed. Le long métrage tchadien « Tartina City » de Serge Coelo a décroché le prix du jury alors que le prix du scénario est revenu au long-métrage marocain « En attendant Pasolini » de Daoud Oulad Sayed.
Le chef d’œuvre de Sembène, «Mooladé » avait ouvert le bal du festival de Khouribga, samedi dernier, soit le deuxième hommage de son genre au Maroc après celui de la neuvième édition du festival national du film en octobre dernier dans la ville de Tanger (nord). Une table ronde a également été organisée en hommage à Sembene sur son travail de scénariste et de réalisateur.
Deux autres hommages ont été rendus, le premier au réalisateur marocain Moumen Smihi alors que le deuxième a été rendu, à titre posthume, au metteur en scène égyptien Attif Taib, disparu en 1995.
En plus du Maroc, le festival de Kouribga, qui a gagné en notoriété depuis sa création en 1977, a vu la participation de longs métrages représentant la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Burkina Faso, le Bénin, la Guinée, le Rwanda, le Sénégal, le Mali, le Tchad, le RDC et l’Afrique du Sud.
Le jury de cette édition a été présidé par le réalisateur burkinabé Idrissa Ouedraogo.
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